DE L'ÉDITEUR DE LA TROISIÈME ÉDITION
LiES Mémoires pour servir à ^Histoire ecclésias-^ tique ont joui et jouissent encore d'une réputation toute spéciale d'exactitude et de modération ; deux qualités qu'on peut regarder comme les plus nécessaires à l'historien qui traite les faits ecclésiastiques.
Aussi, lorsque M. Picot vivait encore, ses nombreux amis, parmi lesquels il comptait d'illustres Prélats, le pressaient souvent de publier une troisième édition dans laquelle il eût déposé tout ce que, a la faveur de ses laborieuses recherches de chaque jour, il aurait pu recueillir de nouveau sur cette importante époque. Longtemps absorbé par la rédaction de Y Ami de la Religion^ il n'avait pu donner à l'exécution de ce projet toute l'application qu'il reconnaissait lui-même être nécessaire; mais enfin il se détermina . au commencement d'octobre 1840, à quitter entièrement le journal, pour se livrer exclusivement à la révision de ses Mé^ moires; il poursuivit presque sansjrelâche ce travail^ et il était déjà très-avancé dans son plan, quand la mort vint inopinément le frapper le 15 novembre 1841.
Quelques difficultés élevées entre les héritiers et le libraire ont empêché jusqu'ici le public de jouir des nombreuses améliorations qu'il avait apportées aux éditions précédentes : enfin elles viennent d'être levées.
En nous chargeant de celte nouvelle édition, nous
VI AVIS DE l'ÉDITECR.
avons compris que notre premier devoir était de respecter scrupuleusement le texte de M. Picot ; de ne faire dans les Mémoires de suppressions^ que celles qu'il avait lui-même arfêtées, et de lié rien ajouter qui ne fût aisé à distinguer du texte de Fauteur principal. Nous suivrons invariablement cette règle. Ainsi, si nous croyons devoir insérer quelque chose dads le courant du récit, nous l'indiquerons par un double crochet, [[ ]] qui précédera et qui
suivra. Quand nous ajouterons une note au bas de la page nous n'oublierons pas d'indiquer qu'elle appartient à l'éditeur. Si nous nous permettons quelquefois de réunir divers faits qui sont relatifs à un même événement, et qu'il convient de considérer dans leur ensemble , une note indiquera suffisam* ment au lecteur ces légers changements.
Nous venons de dire que nous ne ferions de suppressions que celles que M. Picot avait arrêtées. Il en est une sur laquelle nous avons longtemps hésité. Le quatrième volume de la seconde édition contient uue liste bibliographique plutôt que biographique de tous les écrivains qui ont appartenu au dix- huitième siècle. Ce travail fort remarquable à l'époque où il parut, n^a plus aujourd'hui le même intérêt, parce que tous les articles qu'il contient sont presque tous passés intégralement dans les die* tionnaires historiques qui ont été publiés depuis cette époque, et en particulier dans la dernière édition du Dictionnaire de Feller, publié en 1847, qui nous parait le plus généralement répandu.
D'ailleurs M. Picot avait clairement manifesté Fintention de supprimer lui-même ce quatrième volume. Il nous a paru qu'il était préférable d'dbord de placer dans le corps nuéma de& Hémoires, oelles
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de ces notices qui regardent des hommes célèbres, dont la mort peut être présentée comme un événement remarquable dans telle année ; ensuite de donner à la fin de chaque volume une table chronologique et très-abrégéé des écrivains ecclésiastiques qui sont morts dans l'espace compris dans Je. vollitnë lui-itiéihe.
Nous croyons faire plaisu* à nos Lecteurs en insérant en tète de l'ouvrage une Notice sur M. Picot. Nous l'avons tirée presque tout entière des articles qui ont été insérés dans les tomes CXI et CXII de Yjémi de ta Religion et qui sont du§ à là plUthe de Ms l6 BstfDh Hèruion.