‹ Mémoires pour servir à l'histoire et à l'anatomie des mollusquesChapitre 17 sur 107 · Volute mitréole · texte numérisé non relu

Volute mitréole

Voluta (mitreola), testa ovato-acuta, lacvis ; labro intùs obsoletè biden-\ fato. n. - L.n. Grignon, Elle a à peine neuf millimètres de longueur, et ressemble par son

aspect à une petite mitre, Le bord gauche de son ouverture est un peu apparent sur la columelle,

Cabinet du citoyen Defrance,

Linnæœus, qui ne le forma que dans sa dixième édition, indiqua d’abord comme la principale différence qui le sépa-

roit de celui des limaces , le nombre des tentacules, qu’il

portoit à huit , tous placés autour de la bouche.

Et cependant la seule espèce qu’il y ait placée alors , la doris verrucosa, du moins celle que représente la figure de Seba que Linnæus cite , n’a certainement que deux tentacules, et ils ne sont pas situés autour de la bouche. “C’est ce que nous verrons dans l’histoire de cette espèce que nous donnerons incessamment. |

Bohatsch ayant décrit depuis avec détail son argo , Linnœus le fit entrer, ainsi que deux espèces voisines , dans le genre doris de sa douzième édition, dont il changea le caractère , le faisant consister en deux tentacules rétractiles et en un anus entouré de franges; cependant il y laissoit la doris verrucosa , à laquelle il attribuoit toujours huit tentacules autour de la bouche.

Gmelin, sans rien changer aux caractères du genre doris , sinon que quelquefois les tentacules sont au nombre de quatre, y a cependant introduit une multitude d’espèces qui n’ont aucune des conformations indiquées comme constantes et génériques ; plusieurs n’ont aucune frange autour de l’anus; d’autres n’ont point de tentacules rétrac: tiles ; la plupart, d’une conformation très - remarquable , ont, sur diverses parties du corps, des lames » des houppes ou des panaches dont il n’est fait aucune mention ; et au lieu d'employer au moins ces diverses circonstances pour subdiviser le genre en sections, Gmelin a recours au ca: ractère vague, et que même ilapplique mal, d’un pied pointu en arrière, ou obtus aux deux bouts.

Eu

Nous ne savons pas ce que RER auroit fait à ce . sujet, puisque son article Doris n’a poire été imprimé; mais les planches qu’il avoit fait graver , n’annoncent pas qu'il se proposât de grands changemens ; il laisse toutes les doris de Gmelin ensemble, excepté deux espèces dont il fait un genre nouveau sous le nom de cavoline.

Pour mettre quelque ordre dans cette confusion , et fondé sur ce que parmi les mollusques qui rampent sur le ventre, la forme et la position des branchies donnent les meilleurs caractères génériques , je proposai dans mon Tableau élémentaire, page 387, de faire un genre particulier, sous le nom de sritonie, des espèces confondues jusque-là parmi les doris. dont les branchies en forme de houppes, de feuilles ou de panaches ; sont rangées sur deux lignes le long des côtés du dos.

Le genre et le nom que j'avois proposés ; ayant été adoptés par le citoyen Lamark, dans son Système des animaux sans vertèbres, et par le citoyen Bosc, dans son Âistoire des vers, qui fait partie d’une des nouvelles éditions de Buffon, il y a tout lieu d’espérer qu’ils recevront la sanction générale des naturalistes.

Il ne me reste plus qu’à justifier la formation de ce genre, en montrant par l'anatomie des tritonies, comparée avec celle des doris, que je donnerai incessamment , que ces deux sortes d'animaux diffèrent autant à l’intérieur qu’à l'extérieur, et qu’il y a autant de distance entre elles deux, mème à l’extérieur, qu’il y en a de l’une des’ deux à quelque genre de mollusque gastéropode que ce soit.

Pour cet.effet, je choisis une belle et grande espèce de nos mers, qui ne me paroît encore avoir été décrite par

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aucun naturaliste, du moins d’une manière reconnoissable ; et comme je la dois, ainsi que beaucoup d’autres belles espèces dont j’enrichirai encore cette histoire anatomique , au citoyen Théodore Homberg du Havre, j'ai cru devoir lui donner le nom de ce jeune et zélé observateur de la nature.

À la vérité, on pourroit croire que le imax tetraquetra décrit par Pallas , d’après des individus secs, Nov. Acr. Petrop. IL. ( doris tetrag. Gwar.), est au moïns très-voisin de celle-ci par sa forme carrée et par les lames cornées qui lui servent de mâchoires ; mais les trous du côté droit ne paroissent pas dans la même position , et l’état de dessication de l'individu a empêché l’auteur de décrire suffisamment les tentacules, et de parler des branchies. Il y a aussi lieu de soupçonner que l’amphitrite frondosa d’Ascanius , Act. Dronth. 5 , pag. 155, est très-voisine de mon espèce, si ce n’est la même; mais jé n’ai pu me procurer à Paris les mémoires de Drontheim, où elle est décrite, pour vérifier ma conjecture.

2°. Description extérieure du Tritonia Homberpii. (Fig. ATACES

Cette tritonie est longue de six à huit centimètres ( deux pouces à deux pouces et demi) , et large de deux ou trois (environ un pouce) selon qu’elle se dilate ou se contracte: son corps présente quatre faces distinguées par autant d’arêtes; savoir, le dos, le pied et les deux flancs; et ce seroit presque un parallélipipède rectangle, si le dos n’étoit un peu bombé ; le devant arrondi, et le derrière pointu.

Les deux arêtes qui séparent le dos des flancs, forment quatre ou cinq courbes ou festons , dont la convexité est

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tournée en bas ; les deux arêtes qui séparent le pied des flancs, forment un bourrelet ployé en festons beaucoup plus nombreux. Examinons à présent chacune des quatre faces.

Le dos légèrement bombé, comme je lai dit, paroît avoir eu une couleur lilas ou gris de lin. Il est tout recouvert de tubercules ou verrues irrésulièrement arrondies , inégales, molles , et qui paroissent avoir été blanchâtres; les plus grandes ont deux ou trois millimètres de large; il y en a de beaucoup plus petites : leurs intervalles sont plus étroits qu’elles. |

À la partie antérieure sont deux creux arrondis, desquels sortent les tentacules, et dans lesquels ils peuvent rentrer quand l’animal les retire; car il ne peut pas les faire rentrer entièrement dans le corps comme le limaçon. Ces creux sont éntourés d’un bourrelet saillant. Les tentacules eux-mêmes ont la forme de panaches composés de cinq plumes , déchiquetées comme les feuilles de fougère; l’œil doit paroître, à ce que je crois, sur la base de ces tentacules : mais comme je n’ai pas vu l’animal vivant, je ne suis pas certain de la position de cet organe, quoique je le sois de son existence , l’ayant vu en dedans après l’ouverture du corps.

Les branchies commencent vis-à-vis des tentacules, et forment une rangée serrée, tout le long de l’arête de chaque côté, jusqu’à l'extrémité de cette arète où elle se

réunit à sa correspondante pour former la pointe qui ter-

mine le corps en arrière.

Les deux flancs sont lisses ; leur peau est blanchâtre et fine , ainsi que celle du dessous du corps. Le flanc gauche n'offre rien dé remarquable ; mais on voit sur le droit, deux

tubercules percés, placés de manière à diviser la longueur du flanc en trois parties à peu près égales. Le premier qui est le plus grand , sert d’orifice aux parties de la génération ; il a deux trous, un supérieur plus petit et rond, un inférieur, plus grand et en forme de demi-lune.

Le second ‘tubercule est Panus ; il est plus petit, ses bords sont plutôt membraneux qu’ils ne ressemblent à des bourrelets : il est un peu plus près de l’arète supérieure.

La quatrième face enfin, ou le pied, est revêtue , comme les flancs , d’une peau lisse et blanchâtre ; elle est plus souyent ridée , parce que le pied est la partie qui est le plus susceptible de secontracter.

La bouche est placée entre le bord antérieur du pied, et celui du dos; une large membrane en segment de cercle, horizontale , mince , dentelée sur ses bords , forme dessus une espèce de voile ; deux lèvres charnues , ridées , saillantes , interceptent une fente longitudinale, qui est la bouche. Comme on ne peut voir que par la dissection les parties dures qui servent de dents , nous en renvoyons

plus bas la description.

3°, Ouverture du corps et position générale des viscères.

(:Fig..3 el dr pli.)

Lorsqu'on ouvre longitudinalement le dos de cette tritonie, on aperçoit d’abord le péricarde , situé en travers, et divisant la masse des viscères en deux parties inégales. L’antérieure contient d’abord la masse des mâchoiïres et de leurs muscles ; qui peut être portée plus ou moins en avant selon l’état de contraction dans lequel Panimal est mort. Sur cette masse sont situés l’œsophage et les glandes salivaires,

et sur l’origine de l’œsophage, le cerveau et les principaux nerfs. Le rectum entoure la partie du péricarde où est le cœur ; et à gauche et à droite de l’œsophage, quelquefois même sur sa partie postérieure, on distingue diverses portions des organes de la génération : tout le reste du corps sous le péricarde et en arrière est occupé par lovaire et par le foie, qui sont réunis ensemble, par les vaisseaux et par la cellulosité , en une masse ovale , dans l’épaisseur de laquelle est caché l’estomac.

4°. Organes de la circulation. (Fis. 3, 4 et 5, pl. I.)

Si on ouvre le péricarde , on voit, au milieu, le cœur, et, en arrière , son oreillette, qui n’est elle - même qu’un vaisseau presque cylindrique et allant transversalement d’un côté à l’autre du corps. Le cœur est irrégulièrement et obtusément triangulaire ; il reçoit l'oreillette par le milieu de sa base, et donne l’artère de son sommet. Son intérieur (/£g. 6) est revêtu de colonnes charnues, déliées , nombreuses, et dirigées en tous sens ; sa communication avec l’oreillette est garnie de deux valvules semilunaires, dont le bord libre

“est dirigé en dedans.

Si on recherche de quels vaisseaux l'oreillette reçoit le sang qu’elle transmet au cœur, on s'aperçoit bientôt qu’ils sont au nombre de quatre, régnant tout le long des deux côtés du corps , deux en avant et deux en arrière; et cela ne pouvoit pas être autrement. Puisqu’il est reconnu que le cœur uniloculaire des mollusques gastéropodes fait toujours les fonctions des cavités gauches du nôtre , il falloit que le sang y arrivat des branchies , et par conséquent que les vaisseaux qui l’y apportent eussent leur, position réglée

; D'HISTOIRE NAT U/R ELLE. 487 d’après celle de ces organes : mais il n’est point d’espèce où il résulte de ce rapport un ensemble plus symétrique que dans cette tritonie. Lorsqu’on ouvre l’une de ces quatre grandes veines branchiales, on y voit de petits trous qui répondent à chacun des panaches des branchies, et qui sont les orifices de leurs veines particulières.

Il falloit que les branchies reçussent, par des artères , le sang qu’elles rendent au cœur après l’avoir soumis à l’action de l’élément ambiant, et c’est ce qui se fait avec la même régularité : les vaisseaux qui servent d’artères par rapport aux branchies auxquelles ils envoient le sang , servent de veines caves par rapport au corps dont ils reçoivent ce fluide. Il y en a deux grands , qui rampent le long des côtés du corps, parallèlement aux veines branchiales, et sous elles : ils ont comme elles des branches GOT pondANEse à chacun des panaches des branchies.

Ces deux grands vaisseaux reçoivent le sang par six grosses veines, trois de chaque côté , qui viennent toutes de la masse des œufs et du foie. Deux sont situées presque sous le péricarde, deux en arrière, et deux en avant. Ces deux dernières sont obligées de faire un trajet plus considérable que les autres pour arriver à leur destination. Il paroît que toutes les veines des viscères aboutissent à l’une ou à l’autre de ces six-là ; quant à celles du pied et du reste de la peau, il se pourroit qu’elles se rendissent directement dans les deux grands vaisseaux branchiaux, mais je n’en suis pas sûr.

Toujours voit-on qu’il n’y a rien qui corresponde aux cavités droites du cœur. Il faut dire cependant que ces deux grands vaisseaux branchiaux sont plus-enfoncés dans

la substance musculaire des flancs, que les deux qui apportent le sang des branchiés au cœur, et qu’on peut les considérer d’après cela comme participans jusqu’à un certain point à la nature des ventricules.

Le cœur ayant reçu le sang des branchies, par les premiers grands vaisseaux que j'ai décrits, le transmet au corps par les artères. Leur tronc se divise presque à sa sortie en trois branches ; une s (#g. 5, pl. I.) pour l'ovaire qui rampe sur sa face supérieure ; une 7 pour le foie, Festomac et quelques autres parties environnantes ; et une troisième q, qui est le tronc principal, et qui se porte par le côté droit de Tœsophage vers la masse des muscles des mâchoires. Là ce tronc se partage encore en deux branches ( Jig.' 2» pl. IT.), dont lune donne à cette masse un rameau supérieur et un inférieur , et dont l’autre, qui est toujours la continuation du tronc, se bifurque transversalement pour pénétrer dans la masse du pied.

5°. Organes des sensations.

Le système nerveux de la tritonie est un des plus simples et des plus réguliers qui existent parmi les gastéropodes : tous les nerfs partent du cerveau et se rendent aux parties comme des rayons , etil n’y a ni ganglions, ni plexus épars, ni apparence de moelle épinière. |

Le cerveau est formé de quatre tubercules ou ganglions, placés en travers sur la naissance de l’œsophage ; les deux intermédiaires sont plus grands et oblongs , les latéraux arrondis et plus petits.

11 part des deux côtés un nombre à peu près égal de nerfs ; en voici l’'énumération, en commençant par ceux qui naissent du bord antérieur du ganglion oblong.

D'HISTOIRE (NAÎTU NE VL Er. 489

Le premier et le second ont aux tégumens du museau ; le troisième, au tentacule; le quatrième, à l’œil; le cinquième et le sixième, aux muscles des mâchoires,; et tout le reste, au nombre de six où sept, dans les parties latérales de l’enveloppe générale ét musculeuse du corps ; les derniers de ceux du côté droit paroissent aussi donner des rameaux aux parties extérieures de la génération : mais pour le reste des viscères, je ne leur vois de nerfs que ceux qu’ils peuvent tirer des deux ganglions situés sous l’œsophage ; mais ces neris-là, s'ils existent , sont à peine visibles. |

Les deux ganglions dont je parle, ne me semblent pas encore certainement qualifiés pour tels : il y a bien un filet qui paroît les joindre au reste de l’'encéphale ; Mais comme il y a un autre filet certainement nerveux ,; qui complète le collier de lœsophage , et qui diffère un peu de l’autre par l'aspect, il me reste quelque doute À cet égard.

Je n’aperçois à cette frifonie, non plus qu’à la plupart des autres gastéropodes, d’autres organes extérieurs des sensations que ceux de la vue et du toucher ; les premiers ou les yeux ne sont regardés comme tels que par analogie, car ce sont deux points noirs, que l’anatomie ne peut certes

analyser : les autres consistent dans Penveloppe entière du Corps , mais particulièrement dans les tentacules et dans les branchies , que leur saillie ; leurs divisions , t la délicatesse de leurs tégumens, rendent propres à percevoir les moindres contacts extérieurs.

6°, Organes de la digestion.

Ils se divisent, comme dans les autres animaux. en ; .

490 ANNALES DU MUSÉUM bouche, canal intestinal , et glandes qui produisent quelque fluide dissolvant.

a. La bouche. Elle forme une très- grande masse ovale et charnue , qui renferme les mâchoires, leurs muscles, la langue et ses épines. Nous avons déja vu qu’elle est précédée par les lèvres.

Les mâchoïires forment la base de tout cet appareil ; leur substance est cornée , leur couleur d’un jaune brun, et leur forme , très-extraordinaire pour un organe de ce genre, ne peut être mieux comparée qu’à celle des ciseaux avec lesquels on tond les moutons. Qu’on se représente seulement qu’au lieu de jouer sur un ressort commun, les deux lames jouent sur une articulation, et qu’au lieu d’être planes, elles sont un peu courbes, de manière que leur articulation située en avant se relève un peu par rapport à leur corps.

Ces deux lames sont fort tranchantes, et il n’est rien de vivant qu’elles ne puissent couper lorsque l’arimal en fait glisser les deux tranchans l’un sur l’autre.

Il a pour cet effet des muscles très-forts , dont les fibres sont transversales, et dont l'effet est de rapprocher les deux lames : quant à leur écartement, il paroît qu’il est dû à l’élasticité naturelle de leur articulation.

C'est à peu près au milieu de la longueur des lames qu’ar: rivent les alimens qui doivent y être coupés ; ils y sont conduits par un tube membraneux, qui vient de la commissure des lèvres , et qui s’insère à cet endroit ; ce tube, plus large à son insertion qu’à son origine , peut être considéré comme une espèce d’avant-bouche : il est garni de fibres longitudinales qui le raccourcissent ; et rapprochent les mâchoires de ouverture de la bouche quand il s’agit de saisir quelque

chose, et d’un sphincter qui resserre son entrée ; il a de plus un muscle palmé , qui s’insère au plancher musculaire du corps ou au pied , et dont l’effet est de retirer la bouche en dedans.

Les alimens , une fois coupés par les mâchoires ; sont aussitôt saisis par les papilles de la langue, qui, étant aiguës et recourbées en arrière , conduisent continuellement, par leur mouvement péristaltique , les matières alimentaires dans l’œsophage : il faut pour cela que ces matières montent et qu’elles se reportent en avant ; car l’œsophage commence à la partie supérieure de la masse maxillaire,, et plus près de son bord antérieur que l’avant-bouche n’avoit fini.

b. Le canal intestinal.

L’œsophage est membraneux , ridé longitudinalement dans son intérieur. Il se porte en arrière , et un peu à gauche, pour aboutir à l’estomac , membraneux comme lui , et faisant à peine une légère dilatation du canal intestinal.

Cet estomac est, comme nous l’avons dit plus haut, toutà-fait caché sous et dans le foie ; il en sort un canal court, qui se rencontre à la gauche du cœur , et, après avoir décrit un arc en avant du péricarde, se termine à Panus, situé à droite, précisément sous l’angle droit de ce même péricarde.

Il résulte de cette description, que le canal intestinal tout entier , en y comprenant l’œsophage , égale à peine la longueur totale du corps de l’animal. L’intestin est aussi strié longitudinalement dans son intérieur.

AU mr glandes.

Il y en a de deux sortes ; savoir , les salivaires et le foie. Les salivaires sont placées aux deux côtés de Pœsophage

sur la masse des muscles maxillaires. Leur forme générale est très-allongée. Elles se divisent en une multitude de lobes et de lobales qui communiquent tous dans un canal excréteur pour chaque glande. Ces deux canaux, très-fins , passent avec l’œsophage dans le collier nerveux qui entoure l’origine de celui-ci, et vont s'ouvrir à côté de lui à la partie supérieure de larrière-bouche.

Le foie est petit en comparaison de batnboup d’autres mollusques. Il occupe la partie antérieure du côté gauche de la masse que lovaire forme avec lui: sa couleur ést un gris -brun , et sa substance un parenchyme assez mou ; tandis que l’ovaire est un peu plus roux, un peu pis ferme , et un peu plus grenu; autrement il seroit assez difficile de discerner ces deux viscères , et jy ai moi-même été trompé pendaut quelque temps. à |

2 Les organes de la génération.

Ils sont, comme dans la plupart des autres gastéropodes,

composés de trois parties ; savoir :

a. L'’ovaire et l’oviductus.

b. Le testicule et la verge.

c. Le sac de la pourpre.

L'ovaire est , comme je l’ai dit, une masse ovale , qui, s’unissant avec le foie, remplit toute la partie postérieure du corps ; il est formé d’une quantité prodigieuse de petits œufs : l’oviductus , d’abord assez mince , devient ensuite si gros , que ses replis ont au premier aspect l’air d’appartenir au canal intestinal ; il s’'amincit de nouveau , et se termine comme à l’ordinaire, dans le testicule qu’il traverse , par une multitude de circonvolutions.

AA NES ni: ‘

D'HISTOIRE NATURE L L\E. 493 Le testicule est fort grand :. à l’ouverture du corps on le voit paroître des deux côtés de l’œsophage , qu’il faut enlever, ainsi que le foie: , pour le bien voir. Sa figure est irrégulièrement arrondie, et se compose de deux ou trois de ses replis ; lui-même semble composé de deux substances hétérogènes ; l’une plus jaune , et l’autre plus blanche, qui à Vair de serpenter dans l’intérieur de la première. Je nai pu mieux développer encore son organisation intime à cause * de sa mollesse; mais j’espère trouver d’autres espèces où il sera plus facile à disséquer et d’où l’on pourra conclure à celle-ci par analogie.

La verge est longue d’un à deux pouces, cylindrique ;

faisant beaucoup de un serpentins , et se terminantipar

»+ une pointe mousse et arrondie qui n’est pas plus percée que

dans le limaçon ordinaiftoh Entièrement en dedans du corps dans l’état de repos , cette verge ne peut sortir pour laccouplement qu’en se déroulant comme un gant ,"comme cela arrive dans le même limaçon. On pourra voir à l’article de ce dernier ce que nous pensons sur la manière dont se fait la fécondation dans les animaux hermaphrodites.

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