a: SU
lier, c'est sa soumission au système musculaire. Une cellulosité serrée unit les muscles rétracteurs des grandes cornes à l'enveloppe du cerveau ou dure-mère, et les principales languettes des muscles rétracteurs du pied à celle du ganglion : d'où il résulte que ces muscles ne peuvent se raccourcir sans entrainer ces deux masses médullaires. |
Le système nerveux dela lmace wa pas une connexion si intime avec les muscles, et il est aisé de sentir qu’elle ne Jui étoit pas aussi nécessaire. Du reste, ce système consiste également en deux masses situées l’une en dessus, l’autre en dessous de la naissance de l’'œsophage.
Ce qu'il y a de plus particulier, c’est que le ganglion infés rieur donne naissance à deux gros troncs qui se rendent directement en arrière, et du bord externe desquels sortent tous les nerfs du pied et de lenveloppe générale, excepté ceux des côtés de la tête qui partent immédiatement du ganglion lui-même: It en part aussi de là pour le diaphragme et pour la cavité pulmonaire. Ceux qu’envoie le-cerveau sont à peu près les mêmes que dans le:colimacçon:
Il faut remarquer enfin que dans la Himace les cordons qui unissent le cerveau aux ganglions sont si courts, que ces deux. masses. ont presque l'air de n’en faire qu'une en. forme d’anneau.
13° Organes extérieurs des sens.
Le sens du tact est extrêmement développé dans une peau: molle, fine et pleine d’expansions nerveuses et dans des. tentacules avancés , que le moindre choc fait retirer avec une promplitude surprenante.
Nous ne donnerons point de description de Pœil, parce. que nous aurons. occasion de faire connaitre cet organe dans
D'HISTOIRE NATURELLE, +79 des gastéropodes plus grands qui nous donneront plus de facilité à en développer la structure,
L’ouie ne paroït point exister dans cette famille. On n'y en trouve ni les signes extérieurs , n1 les organes.
L'odorat y est très-délicat à en juger par la promptitude avec laquelle ces animaux sortent de leur coquille quand on répand autour d'eux les herbes qu’ils aiment, et dont l'odeur seule peut les attirer alors ; mais il est difficile de déterminer le siége de ce sens : peut-être réside-t-il, jusqu'à un certain point , dans la peau toute entière , qui a beaucoup de la texture d’une membrane pituitaire.
Le goût doit être foible dans une langue à peu près cartilagineuse.
En général , la lenteur des mouvemens de ces animaux ne permet guère de croire qu'ils reçoivent de leurssens des im pressions bien vives.
La faculté la plus étonnante de ce genre de mollusques est, sans contredit, celle que leur a découverte Spallanzani , de reproduire leurs tentacules et leur tête presque entière après Jamputation.
Il est à désirer qu’on donne à ces expériences une précision plus grande en déterminant plus positivement, par la dissection des parties amputées , quels sont les organes intérieurs qu’on enlève et qui se reproduisent.
J'espère que la description que je viens de donner sera de quelque secours pour cet craie dont le genre actuel de mes travaux ne na pas permis de m occuper; mais qui me paroit du plus grand intérêt.
re
Hi"
quille.
Explication des figures.
La premiere planche est entièrement consacrée au colimaçon.
Fig. 1.Le colimacon débarrassé de sa coquille , et vu obliquement du côté droit. a, a. Les grands tentacules à moitié développés.
8, b. Les petits. zd.
©. L'éndroït par où sortent les OrSames de la génération.
4 , d. Les bords du pied.
e,e. Le collier charnu où commence la partie qui reste toujours dans la co-
J: Le trou de la respiration.
g. L'endroit de l'anus.
k,,. La cavité pulmonaire aperçue au travers des tégumens.
ñ, Le sac de la viscosité. 4. &
X, k. La veine principale des viscères qui descend Le long de la concavité de la spire.