XVIII INTRODUCTION
qui me paraissent n'être pas sans importance pour l'histoire naturelle de ces sources, qu'une température quelquefois si élevée et communément si persévérante rend si remarquables.
Cette chaleur dont la nature a imprégné un grand nombre de ses eaux , a servi de texte à beaucoup de préjugés. On a essayé force hypothèses pour remonter jusqu'à ses causes. J'ai tâché de faire parler assez haut l'expériencepour que ces préventions se dissipassent, malgré le crédit qui semble les étayer; et si j'ai suggéré une interprétation particulière des causes de la chaleur des eaux thermales, c'est uniquement dans le but d'établir plus de concurrence parmi ces sortes de conjectures dont la discussion me paraît très-propre à encourager à l'étude des faits positifs.
Les eaux sulfureuses des Pyrénées orientales offrent constamment à leur bouillon des concrétions glaireuses qu'on avait prises pour des conferves. Constamment aussi, elles entraînent en dissolution et exportent du sein de la terre une substance azotée carbonisable, qu'on avait réputée d'origine animale. J'aurai à m'occuper, dans le second Mémoire, de ces deux produits bien remarquables de nos eaux. Je parcourrai l'histoire naturelle des glaires, leur