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nouveau ; ils poursuivront dans les ténèbres le grand oJjjet de leurs conspirations ; et de nouveaux désastres apprendront aux peuples que toute la Révolution française n'étoit que le commencement de la dissolution universelle que la secte médite.
Ohiet de Voilà ce qui a fait des vœux secrets des Jacoxuoires. Bius , de la nature même de leur secte , de leurs systèmes , de leurs voies sourdes et ténébreuses , enfin de leurs conspirations souterraines , l'objet plus spécial de mes recherches. On a vu le délire, la rage et la férocité des légions de la secte ; on les connoît assez comme instrumens de tous les crimes , de toutes les dévastations , de toutes les atrocités de la Révolution française; on ne sait pas assez quels maîtres , quelle école , quels vœux et quels complots les ont successivement férocisés. Il ne sera que trop long-temps facile à nos neveux de juger du fléau par ses effets. Le français qui voudra retracer le tableau des ravages , n^aura long-temps encore qu'à regarder autour de lui. Assez long-temps encore les débris des palais et des temples , les décombres des villes , les ruines d'un vaste empire éparses dans les provinces , attesteront la barbarie des modernes Vandales. L'épouvantable liste du Prince et des sujets tombés sous les décrets de la proscription , la solitude des cités et des campagnes , assez long - temps encore rappelleront le règne des fatales lanternes, de la vorace guillotine, des bandits assassins et des léi>islateiu:s bourreaux.
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Ces détails humilians pour la nature et flétrissans pour Tame , n'entrent point daus l'objet de ces Mémoires. Ce que j'aurai à dire plus spécialement , ce n'est point ce qu'ont fait les légions infernales des Marat , des Roberspierre , des Siejes , ce sont les conspirations et les systèmes, les écoles , les maîtres ; c'est tout ce qui a fait les Siejes , les Condorcet , les Péthion , et qui prépare encore à chaque peuple de nouveaux Marats, de nouveau Roberspierres. Ce que je me propose , c'est que la secte des Jacobins et ses conspirations connues , ses forfaits n'aient plus rien d'étonnant; que la facilité à répandre le sang , que ses impiétés contre l'autel , et ses frénétiques fureurs contre le trône , et ses atrocités contre les citoyens , soient aussi naturelles que les ravages de la peste, afin que désormais les peuples n'aient pas moins d'attention à se préserver de l'une que de l'autre.
C'est pour atteindre cet objet important que j'ai dirigé mes recherches sur la secte et ses chefs , son origine , ses projets , ses complots ,* ses moyens , ses progrès , sur tout ce qu'elle a fait pour arriver à la Révolution , bien plus que sur les détails mêmes de la Révolution.
Le résultat de ces recherches et de toutes les preuves que j'ai puisées, sur-tout dans les archives des Jacobins et de leurs premiers maîtres , a été que leur secte et leurs conspirations ne sont en Tr?|>le elles-mêmes que l'ensemble , la coalition d'ime Uoi?à aX triple secle , d'une triple conspiration dans les- pîlW* *^' quelles f long-icmps avant la Révolution , se tra-
ct* Me-
moirvs.