‹ Mémoires. Publié avec préf., notes et tablesChapitre 93 sur 182 · O MEMOIRES D F. M A R M O N T E · texte numérisé non relu

O MEMOIRES D F. M A R M O N T E

oïdics h l'opérer de concert avec lui, ne craignoit rien tant (lue de les voir se séparer; et, avec la même bonne foi c|u'il les avoit appelés à son aide, il cherchoit les moyens de les concilier, les pressant de tout son amour d'y donner leur consentement.

Le clergé accepta la médiation du roi. La noblesse, se défiant des conseils du ministre, ne donna son consentement qu'avec des restrictions c|ui valoient un refus. Le tiers se dispensa de répondre à l'offre du roi, attendu, disoit-il, que la noblesse modifiant par des réserves l'accjuiescement qu"'elle y sembioit donner, ce ne pouvoit plus s'appeler un moyen conciliatoire. Le clergé sentoit sa foiblesse; la noblesse prit son courage pour de la force; le tiers sentit la sienne, il en usa, et il en abusa.

L'arrêté qu'il prit le lo juin, à la presque unanimité, fut de terminer des délais inutiles, et de passer de l'attente à l'action, toutefois après avoir fait une dernière tentative et de nouvelles instances au clergé et à la noblesse d'assister et de concourir à la vérification des pouvoirs, en les avertissant qu'on y procéderoit tant en l'absence qu'en présence des classes privilégiées. On ajouta que les communes exposeroient au roi les motifs de cette grande délibération.

Le nom de communes que le tiers avoit pris, et

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