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LE ROI LOUIS-PHII.IPPE AU DUC DE BIIOGLIE'.
Valenciennes, à onze heures du soir.
Mercredi, 9 janvier 1833.
Mon cher duc,
Je m'empresse de vous renvojer, selon votre désir, les extraits des dépêches des 7 et 8 janvier que vous mavez envoyés et je vous remercie bien de ceux que vous avez pris la peine de faire vousmême avec tant de clarté et de précision...
...En rapprochant toutes les circonstances, je crois que notre expédition d'Anvers produit, au dehors comme au dedans, une sensation bien plus forte que celle dont nous pouvions nous flatter. Le refus de La Haye a pour objet de ne pas avoir l'air de céder à notre force et de voir si notre désir d'éviter la guerre ne nous fera pas céder aux insinuations et aux vœux de la Prusse, et je pense par làmême, qu'à présent que nous avons fait des propositions et qu'elles sont rejetées, nous devons nous abstenir d'en faire de nouvelles et attendre que le roi de Hollande daigne nous en faire. Je ne crois pas que nous ayons longtemps à attendre ; je vois d'autant moins de raison de lui en faire, qu'il n'ose pas fermer l'Escaut, et que l'opinion de son pays l'éloigné de son système de résistance. Je crois donc que c'est à notre tour à faire les renchéris. Nos deux administrations sont bien rassises en France et en Angleterre, notre union est bien resserrée par notre victoire et la loyauté de notre rentrée; ainsi, en langage de soldat, restons Varme au bras et voyons venir... L.-P.
LE DUC DE BR0GLIE AU PRINCE DE TALLEYRAXD -
Paris, le 16 janvier 1833.
Mon prince.
Je vous ai fait part dans ma dernière dépèche de l'impression que j'ai reçue en lisant la note hollandaise et le contre-projet qui