‹ Mémoires relatifs à l'emprisonnement de l'Honorable D.B. Viger [microforme]Chapitre 21 sur 28 · EL PRE RS ET · texte numérisé non relu

EL PRE RS ET

de dissiper celto illusion, dont los résultâts, pendant ce temps, pou. vaient devenir dangereux sous tant de rapports.

On peut dès lors, ce semble, raisonnablement penser que Mr, Viger ne mérite pas de vifs reproches de n’avoir pas cru devoir en appeler de suite à l'Angleterre plus qu'aux jngesde Montréal,

Dans tout autre circonstance, il aurait sans doute ern devoir faire ces démarches. IÎlest possible aussi que res considérations n’eussent pas suffi pour l'arrêter, s'il avait eu pour lui la vigueur et l’activité qui sont l’apanage de la jeunesse. Où doit laisser dès lors à juger si sn conduite n’était pas d'accord avec les règles de la prudence, Au moins c’est quelque chose d’henreux pour lui qu'elle n’ait pas eu l’effet de compromeltre ses droits ni ceux de ses concitoyens ; qu’au contraire il ait servi por là la cause de son pays. Dès lors, il importe peu qu’on croie devoir attribuer cet avantage au hasard, où pouvoir en faire honneur à sa prévoyance, même qu'on pût lui faire reproche d’avoir manqué de confiance dans les juges, ou de sagacité.

OMS —

L'auteur croit devoir ici terminer ces mémoires qui lui paraissent répondre au but qu'il s’était proposé. Comine il en fuit observation dans les réflections préliminaires, il n’entrait pas plus dans ses vues d'alimenter la curiosité publique que d’exciter la sensibilité. Le sort de Mr. Viger n’égalait pas en dureté celui de tant d’autres infortunés, renfermés comme lui dans la prison de Montréal. Il eût été d’ailleurs plus qu’inutile de s’apesantir, par rappo.t à lui, sur des détails de cetto nature. Il a pu se convaincre que ses concitoyens m’avaient pas besoin de co stimulant pour s'intéresser d'une manière vive à sa situation, pendant que lui-même soupirait des douleurs qui leur étaient communes sur les malheurs de leur pays. L'auteur avait raison de dire que les souffrances personnelles de Mr. Viger n’étaient qu’un objet bien secons daire auprès des considérations d’une nature publique qui s’y rattachent. Ce n’était pas qu'in sentiment de vanité personnelle dont quelques personnes ont pu le. soupçonner, qu’il s'agissait de gratifier dans la lutte qu’il a soutenue. Ce n’était pas non plus seulement ses droits comme particulier, mais ceux de l’homme public et par dessus tout ceux de ses concitoyens qu’il défendait contre l'arbitraire. Il doit des actions de grâces à Dieu d'avoir pu sortir avec honneur, pour eux comme pour lui même, de cette épreuve. Üomme il a constamment travaillé pour mériter leur estime, il pourrait, ce semble, sans crime se trouver flatté de lavoir obtenue. C’est, après la satisfaction d’avoir rempli des devoirs. le fruit le plus doux qu’il pûtrecueillir de ses efforts pour leur être ntile.

RENE REEENP EEE ITS

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