CATHOLIQUES ET PROTESTANTS
Inutile pour moi de dire ici combien la cité de St-Paul a g"randi, et comment l'Egalise catholique a su prog"resser aussi avec le prog^rès constant de notre g^rande ville. Il est cependant une remarque que je désire faire ici.
"L'Eg"lise catholique dans St-Paul, a toujours eu l'ambition de contribuer autant que possible, au développement de la cité dans les limites de laquelle elle avait planté sa tente, et en retour de ses services elle reconnait avoir reçu de la ville elle-même, justice et sympathie. L'Kg"lise et la ville commencèrent sur le même terrain leur carrière; puissent-elles continuer à marcher ainsi; puisse-t-il y avoir toujours en tr 'elles mutualité de sympathie et de protection! Puissent-elles toujours respecter réciproquement les droits qui leur sont propres et bénir leur fortune mutuelle. Je ne connais pas de cité de la grandeur de St-Paul, où les relations sociales et civiles des catholiques et des protestants ont été aussi amicales qu'elles n'ont cessé de l'être ici. Nous différons d'idées, mais nous nous respectons les uns les autres, nous reconnaissons les uns
*La chapelle érigée en 1842 par le Père Galtier à St-Pierre, (maintenant Mendota) était au pied de la colline. L'église en pierre sur le haut de la colline fut construite en 1853 par le Père Ravoux — $4,425. 80, fut le montant des dépenses — A. D. 1856, l'église était libre de toute dette.
les autres nos propres droits; la rancune n'a pas de place dans nos cœurs, et la querelle ne peut avoir d'expression sur nos lèvres. Nous avons des intérêts communs et nous y voyons ensemble. Nous sommes sincères dans nos sentiments religieux, mais les armes dont nous nous servons pour la défense des idées que nous maintenons, sont celles des œuvres et de la logique chrétienne. Puissent-ils ne jamais se rompre ces paisibles rapports!