II AVERTISSEMENT
Le lecteur se demandera peut-être où nous avons pu puiser des détails d'une telle minutie et d'une telle exactitude.
Inutile de dire que nous sommes resté à Paris jusqu'au dernier jour de la Commune, jour où l'on est venu nous arrêter au bureau de la Constitution, pour nous fusiller.
Nous n'avons échappé à la mort que par un miracle du hasard.
Pendant le gouvernement du 18 mars nous avons pu, en notre qualité de journaliste, pénétrer à plusieurs reprises, à nos risques et périls, dans l'Hôtel- . de-Ville.
Là, quelques membres du Comité se sont obligeamment mis à notre disposition. Ils nous ont fait asisister à plusieurs de leurs séances et nous ont fourni des notes sur ce que nous ne pouvions pas voir nousmême.
Nous devons également à M. le baron Dutilh de La Tuque, ainsi qu'à quelques membres dC l'Union républicaine, des documents précieux sur les pourparlers tentés entre le Comité central et Versailles.
Nous avons rassemblé tous ces renseignements, puisés à des sources diverses mais certaines, et nous avons essayé d'en faire un tout complet.
On y trouvera certainement bien des lacunes, surtout dans rhistoire de la Commune, mais on ne dira pas du moins de notre livre qu'il n'est qu'une indigeste compilation des journaux et des notes officielles émanant de l'Hôtel-de-Ville. 11 jettera peut-ètre*quelque lueur sur celte époque obscure que la plupart des historiens n'auront vue qu'à dislanco.