‹ MemoiresChapitre 58 sur 93 · Pierre, né le 9 juin 1712; il suit · texte numérisé non relu

Pierre, né le 9 juin 1712; il suit

2** Le 27 juillet 1728, Marie-Edmôe de Bèze, fille de Philibert, conseiller honoraire au présidial de Saint-Pierre-le-Moùtier, et de Marie-Edmée Sallonnyer. Comme les futurs étaient aux troisième et quatrième degrés, il fallut dispense de l'évêque de Nevers, Charles Fontaine des Montées.

De cette seconde union vint :

2. Marie-Jacques-Claude, née en 1732, morte le 25 juin 1733, à Ourouër.

Le 28 novembre 1712, Jean-Marie Sallonnyer donna à Eustache Pierrot, martelcur au Guô-d'Heuillon, la vigne Gcnot, sise à Nyon et contenant 30 hommes de vigne, pour 15 sols et 1 geline de cens. Quatre ans après, le 21 novembre, un long procès s'engagea entre lui et le sieur Deschamps, curé de Balleray, au sujet d'un droit de passage réclamé par le curé pour se rendre dans diverses pièces de terre enclavées dans la seigneurie de Nyon. Le curé perdit. Ses successeurs recommencèrent le procès qui se termina en 1757 au profit de Pierre Sallonnyer, fils de Jean-Marie, qui reçut, pour payement des dommages-intérêts auxquels il avait droit, les terres de la cure de Balleray, causes du litige. En 1716, il obtint une diminution sur les redevances qu'il devait à Louise-Marie de la Grange d'Arquian, comtesse des Bordes et d'Ourouér. En 1723, il vendit sa charge de capitaine de la bourgeoisie de Nevers, moyennant 600 livres.

Le 29 juillet 1732, Jean-Marie Sallonnyer fit foi-hommage à Philippe-Jules-François Mancini-Mazarini, duc de Nivernais, pour sa terre, fief, justice et seigneurie de Nyon,

(i) Assistenl au mariage : Mgr Edouard Barçedé, évêque de Nevers; noble Arvillon, sieur de Sallay, maire de Nevers, oncle de la future; noble Arvillon, sieur de Sainl-Baudière, oncle de la future ; messire Ar\'illon, clerc tonsuré de Nevers, prieur de Saint- Victor, frère de la future ; messîre Richard de Soultrait, oncle par alliance du futur.

mouvant en plein fief de mondit seigneur à cause de sa chàtellcnic de Nevers. En 1728, le curé d'Ourouêr s'ôtant permis de déplacer son banc au chœur de Téglise, il porta plainte contre lui, et Tévôque obligea le curé à remettre le banc à sa première place, proche le banc des chantres. Le 20 avril 1730, il fut reçu procureur du roi en la maréchaussée de Saint-Pierre-le-Moùticr et paya 200 livres tournois pour sa réception. Un dénombrement de 1733 fait connaître qu'il possédait alors Nyon, les Fangeats, la maison de la rue de la Parcheminerie, à Nevers, Forge-Neuve, le bois de Chaluzy et

Flassy.

Le 23 janvier 1739, il afferma à Jean et à Maritte Sabre le domaine des Rapins et le domaine Dourneau, moyennant 2,459 livres pour chacun, et diverses redevances. En 1740, il recueillit les biens, sis à Coulanges, que lui avait légués M"' Taillandier, religieuse. Un dénombrement de la môme année nous apprend que la terre de Nyon est portée en plein fief du duché de Nivernais, avec justice haute, moyenne et basse, droit de banvin et érection de fourches patibulaires, sans aucune charge envers le duché ; qu'elle doit 5 sols de cens par an à la terre des Bordes pour divers héritages, et au curé d'Ourouër quatre poinçons de vin et 4 livres d'argent pour la dîme du vin. Le dénombrement porte sur 255 quartelées 2 boisselées de terre. Au sujet des prés qui rapportent 50 chariots de foin, il y a cette remarque : Les prés rapportent beaucoup quand le printemps est pluvieux et peu s'il est sec. Il n'est parlé ni des bois, ni du domaine des Rapins, ni des vignes qui avaient alors une étendue de 59 œuvres et demie.

Jean-Marie Sallonnycr mourut le 8 février 1756 et fut inhumé en Téglise de Saint- Jean de Nevers. Marie-Edméc de Bèze, sa femme, décéda le 21 janvier 1757 et fut enterrée dans la môme église.

Pierre Sallonnyer, seigneur de Nyon, Saint-Baudiôre et autres, fit ses études au collège de Nevers, puis devint avocat au Parlement. Le 9 février 1745, il épousa, à Nevers, Antoinette-Jcanno-Glaude Millin, veuve de Gilbert Gascoing, gendarme de la garde du roi (1), et fille aînée de Claude-Joseph Millin de Marigny, seigneur de Balleray, capitaine des gardes du corps, et de Jeanne Guyon.

Le 5 mars 1746, il fit hommage au duc de Nevers et la môme année, après la mort de son beau-père, il devenait seigneur de Balleray. En 1750, il fut obligé d'abandonner aux habitants de Nyon un droit de passage pour se rendre à Ourouër, le chemin étant impraticable pendant l'hiver. L'année suivante, à la suite des plaintes qu'il avait portées au président du bailliage contre les habitants de Nolay qui lui volaient son bois dans les usages de Mauboux, à mesure qu'il le faisait couper, et surtout contre les femmes de ce village qui étaient peut-ôtre les plus coupables, il prit comme garde Jean Dounon, de Nyon. En 1752, il hérita des biens de son oncle Pierre Arvillon, prieur de Saint-Victor de Nevers.

Le curé de Balleray ayant été surpris, en 1757, chassant sur les terres de Nyon avec un chien couchant, Pierre Sallonnyer lui fit faire un procès. Le curé nia, accusa Pierre Sallonnyer d'avoir produit de faux témoins, et n'en fut pas moins condamné h 200 livres de dommages-intérêts et aux frais.

(i) Elle avait eu Louis Gascoing de sa première union.

Le seigneur de Nyon fît hommage au duc de Nevers en 1780. Trois ans après, un nouveau procès surgit entre ce seigneur et Guillaume Paillard, curé d'Ourouôr, au sujet des dîmes de vin du clos de vigne de Nyon. Une transaction mit fin à ce procès. Le curé accepta pour la dîme cinq quarts de vin de goutte et non de pressurage. Pierre Sallonnyer mourut à Nyon le 13 fructidor an IV; sa femme Tavait précédé dans la tombe. Ils avaient eu :

1. Jeanne-Edmée, née le 26 août 1744, épouse de Jean-Baptiste Moret, ancien

conseiller du roi, trésorier des ponts et chaussées de la généralité de Moulins, veuf de Marie-Angélique Magnot de Roussy.

2. Pierre-Louis Sallonnyer de Coulanges, planteur à Saint-Domingue, à la

Roche-à-Bateaux, où il épousa Anne de la Parre,

3. Catherine, née le 25 novembre 1747; elle habitait Nevers en 1789.

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