R.) MONETA . NOVA . MONTBL . G . ENS
Mêmes écusson et date, sans le cartouche, ni le chiffre 3.
600") 139. Liard.
Av.) Mômes type et légende.
R.) LIARD DE MONTBELIARD tT.l.O.
Cette légende occupe le champ en quatre lignes. On trouve.de ces liards de toutes les années 1710 à 1717. '
6OI0) 140. Demi-liard.
Av.) Mêmes type et légende.
R.) DEMI . LYARD . D . M .
Ecu de Montbéliard, couronné; au dessous, deux branches de chêne et la date 1.7.1.0.
602o) 141. Creulzer.
Av.) MONETA NOVA
Ecu de Wurtemberg, couronné; au-dessous, deux
branches de chêne et dans un cartouche I CR.
R.) DE . MONTBELGARD . 1716 .
Huit L entrelacés en croix dans le champ; au
milieu une croisette.
Mentionnoas, en -terminant celte revue des monnaies montbéliardaises, une médaille curieuse, qui se rapporte à des événements locaux d'un certain intérêt:
603o) Av.) EBER . LVD . D. G. DVX . WIRTEMB . ET . TECH . G . IN. MONT, fl.) OBSEQVII / FIDE PRiESTlTA / GIVIBVS
MONTIS / BELGARDENSIBVS / MDGCXXIII. (»)
A la mort de Léopold-Eberhard, le comte de Sponeck, son fils, réclamait le comté de Montbéliard. Le duc de Wurtemberg, Eberhard -Louis, mis au courant des faits et gestes du comte de Sponeck, se rendit à Montbéliard et exigea le serment de fidélité à sa personne de tous les corps constitués. La médaille en question fut frappée à cette occasion (*).
Saint-Simon nous raconte, dans ses Mémoires, les intrigues des Sponeck, secondés par madame de Carignan et madame de Mézières, pour obtenir du Régent, puis de Louis XV, le comté de Montbéliard : « Sponeck et sa femme, prouvée aussi sa sœur, s'étaient faits catholiques pour s'acquérir les prêtres et les dévots ; ils ne bougeaient de Saint-Sulpice, des jésuites et de tous les lieux de piété en faveur. C'étaient des saints, malgré Tinceste et le bien d'autrui qu'ils voulaient s'approprier comme que ce fût. Mais il fallait une grande protection pour remettre leur affaire en train. Tls la trouvèrent dans la maison de Rohan, qui avisa qu'en leur faisant gagner leur procès ils deviendraient conséquemment princes de la maison de Wirtemberg, et qu'ils se déferaient pour rien d'une de leurs filles en la mariant au fils de cet inceste, en lui obtenant ici le rang de prince étranger...
(( Cependant le duc de Wirtemberg jeta les hauts cris, l'empereur se fâcha de nouveau, Taffaire au fond et en la forme était insoutenable; on ne voulut pas se brouiller avec l'empereur pour cette absurdité où le roi n'avait pas le plus petit intérêt d'état. Ils furent donc condamnés comme ils l'avaient été à Vienne, avec les mêmes clauses el défenses ; et ils furent réduits à obtenir du duc de Wirtemberg, au désir des arrêts du conseil aulique, une légère subsistance comme à des bâtards
(1) Musée de Montbéliard.
(2) V. Tueflerd, Hist. des comtes souverains,.. ^ p. 619. Georges-Léopold de Sponeck était fils de Léopold-Eberhard et d'Anne Edwiger, que ce prince avait créée comtesse de Sponeclt.
qu*il faut nourrir, et eux et les Lespérance, et le roi s entremit auprès du duc de Wirtemberg pour leur faire donner quelques terres les plus proches de la Franche-Comté » ('). Ceci se passait en 1748. Cette histoire des bâtards de Léopold-Eberhard occupa donc lopinion pendant vingt cinq ans(').
La ferme de la Grange-la-Damey entre Montbéliard et Grand- Cbarmont, est très ancienne. Le corps de logis, du XVI® siècle,
604o) 1575 (porte d'entrée)
est fort bien conservé et renferme quelques curiosités, telles que des peintures représentant des scènes de la vie de Guillaume Tell, le Château de Montbéliard, etc.
Quelques maisons sous la Chaux, sont du XVII^ siècle. Nous avons noté les dates suivantes :
60io) 1630.
XLV. — Morviilara et Crandviliars (Haut-Rhin). — Villages de l'ancien comté de Belfort qui formèrent, avec quelques autres, une seigneurie à part. La famille noble de Grandvillars existait déjà au XII® siècle ; dans une charte de 1162, un témoin se nomme : Harduinus de Grandvillario (•). Grand villars avait à cette époque deux chapelles, les chapelles de Sainte- Marie et de Saint-Ursanne, appartenant au prieuré de Lanthenans (*). Un siècle plus tard, l'archevêque Gérard donne à l'église de Saint- Etienne de Besançon les églises de Grandvillars ((wrayidvilers), de Morvillars (Morvilers), de Bourogne (Boronia) et deAlle(ilWcs)('^).
La famille de Grandvillars parait avoir été assez puissante au XIII« siècle. En 1257, les frères Jean et Henri « segnours de Grandveler » prétendaient avoir des droits sur la prévôté de
(1) T. XXXVIII, p. 145-146. éd. Garnier, 1853.
(2) V. Tuefferd, Hist, de» comtes souverains.,., p. 616-617.
(3) Taetey, Cartulaire, p. 74.
(4) Trouillat. I, p. 301.
(5) Ibid., p. 485 (1226).
Mandeure, droits que contestait l'archevêque de Besançon (*). En 1378, Guillaume de Grandvillars a un fief à Mandeure et de petits vassaux, tels que Jean de Mandeure et Jean le Montagnon de Bavans (*).
La seigneurie de Grandvillars portait : d'azur à trois écussons d'argent écarlelé aussi d'azur à un coq d'or becqué, barbé et membre de gueules ; la famille de Grandvillars : d'azur à trois écussons d'argent. •
En 1222, Morvillars s'orthographiait : Morvilers (') ; en 1262, Morveler (*). Morvillars passa successivement sous la domination des comtes de Ferrette, des archiducs d'Autriche et des Mazarins. Parmi les nobles qui possédèrent la seigneurie de Grandvillars, notons les d'Arbois, Reinach, d'Andlau, et les Barba ud de Florimont. (*).
On a encastré dans un mur du presbytère de Morvillars des fragments de tombes provenant sans doute d'une ancienne église. Sur ces fragments on lit quelques inscriptions intéressantes :
608o) QVl LAZARVM RESVHCITASTI A MONVMENTO FAETIDVM TV..../NOBIS DONA REQVIEM ET LOCVM INDVLGENTLE.
609°) SCIO QVOD REDEMPTOR MEVS
VIVIT ET IN NOVISSIMO DIE DE TERRA SVRRECTVRVS SVM ET IN CARNE MEA VIDEBÔ DEVM SALVADOREM MEVM
610<>) QVEMADMODVM DESIDERAT CERVVS