‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 135 sur 159 · PM 28 CR · texte numérisé non relu

PM 28 CR

Parmi les anciennes familles de Sochaux, nous citerons les Courtot, Ferrand, Perrenot, Belfils, Barbier, Bergeron, Marconnet, Belorce, Prévost, Maire, Feschotte, Grosrenaud, Pillod, Barrey, Bourelier, Mareschal, Rayot, Vernier, Caresmantrand, Demes, Movaux, Petit, Menoth (*).

LIX. — Tavey (Haute-Saône). — Village très ancien, dont une partie appartenait à Tabbaye de Lure, l'autre au comte de Montbéliard. Dans un diplôme du roi Lothaire en faveur du monastère de Lure, il est question de trois localités : Reves^ Tavahes et Domnus BtnignuSy où Ton est d'accord pour reconnaître Roye, Tavey et peut-être Dambelin (970) (•).

Au XIV® siècle, il y avait à Tavey une famille noble, dont un représentant nous est connu : Abrix de Tavex (1304). Le prieuré de Saint- Valbert possédait aussi quelques biens dans ce village. En 1326, une partie de Tavey passa dans la seigneurie d'Héricourt, en vertu du traité de Bretenières (Jura), et appartint à Jeanne de Montbéliard, épouse en secondes noces du marquis de Bade (^). Cette partie du village de Tavey suivit les vicissitudes de la seigneurie d'Héricourt. Le chapitre de Saint-Maimbœuf eut le patronage de l'église jusqu'en 1532. Par suite de l'introduction de la Réforme dans le comté de Montbéliard, les habitants de Tavey qui relevaient du comte de Montbéliard devinrent protestants : les sujets de l'abbaye de Lure restèrent calho-

(1) E. 971-974 : Arch, du Doubs.

(2) Tuetey, Cartulaire, p. 6. — L'abbé Besson, Mémoire historique sur l'abbayt et la ville de lure, ]8i6, p. 25, note 1, croit qu'il s'agit non da Dambelin, mais de Dambenolt-les-Lnxeuil.

(3) Ephém,, p. 65. 89. 158.

liques. Pendant plusieurs siècles le prince de Montbéliard et Tabbé de Lure furent en querelle au sujet de ce village (O-

L'église de Tavey est très ancienne ; malheureusement aucune inscription n'y est visible. Le clocher, construit dans les temps modernes, porte cette date :

A l'intérieur de l'église, on remarque une tombe dont répitaphe est en partie efiacée (') :

7280) Hic . iacet . d . Rudol -

PHVS . BVSS . pa- ROCHVS . DE . TAVEY .

OBiiT . DIE ; 22 . feb- RVARii . ANNO . DNI .

Quelques maisons sont anciennes :

7290) A. D. 1681 (maison Eug. Vaillant).

730*) G 1 1718 (maison Jacotey, ancien relais de poste).

7810) 1746 PPAR.

On remarque aussi à Byans, village voisin, des maisons anciennes. L'une d'elles (maison Besançon) possède de curieuses fenêtres dont les montants et l'appui sont en bois.

Au-dessus de la porte d'entrée, on peut lire :

7320) 16 PDM 83.

(1) V. P.-F. Beurlin, Recherches hisL sur Vancisnne seigneurie d'Béricourte manuscrii. p 7j?6 et suiv.

(2) V. Aug. Chenot, Notice historique sur l'exercice des culte* dans l'église de Tavey (1565-1885). Mulhouse, 1885.

LX. — Tremolns (H'«-Saône). — Ce village, à partir du XIV^ siècle, était mi-parti entre le comté de Montbéliard et la seigneurie d'Héricourt. Il est souvent mentionné dans les anciennes chartes : Tremoys (1147) ; Tromoynz (li70) ; Tremonysi (li77) ; Tramoiens (1196) (») ; Tremoyns (1258) (*). Au moyen âge, Tabbaye de Belchamp, le prieuré de Lantbenans, Tabbaye de Lure et le chapitre de Saint-Maimbœuf y jouissaient de certains revenus. Les seigneursde Champey possédaient une partie de Tremoins ; l'autre partie relevait des comtes de Montbéliard et formait, avec Coisevaux et Désandans, un fief qui appartint successivement aux sires de Montjustin (1226) ; aux seigneurs de Tremoins (Guillaume : 1250 ; Jean, abbé de Belchamp : f vers 1311, le dernier de sa race) ; à Henri de Suarce ; à la maison de Cusance-Belvoir (vassale de Montbéliard) ; à la maison de Bavans (arrière- vassale), et à la maison de Franquemont (également arrière-vassale) (1473-1648J. Les armoiries des Franquemont étaient : de gueules à deux bars adossés d*argent. La fille de l'un de ces seigneurs, (Jean-Christophe f 1648), épousa, comme nous l'avons vu, Ernest-Louis de Remchingen, bailli d'Héricourt.

En 1676, le maréchal de Luxembourg établit son quartier général à Tremoins, qui eut beaucoup à souffrir du séjour des troupes françaises. Le fief de Franquemont passa, au XVllI^ siècle, aux Coligny, enfants adultérins de Léopold-Eberhard. Ils y renoncèrent en 1761. En 1772, le château de Tremoins était habité par M. de Mazerolles (').

Parmi les anciennes familles de Tremoins, nous nommerons les Monnier, Maire, Dormoy, Creslet, Lods, Bretenier, Fallot, Doucelance (*).

Dans réglise de Tremoins, on voit encore quelques tombes anciennes. L'une d'elles porte cette inscription :

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