HENRY DE BERMONT
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11 est très curieux de trouver, aujourd'hui encore, une famille dont le nom soit celui du village môme qu'elle habite. Il s'agit, ici, probablement, d'une famille très ancienne, qui a dû jouir autrefois de certains privilèges.
(1) V. à ce propos les pages consacrées par H. Bardy à la comtesse de la Suze : ouvr. cité, n* 18. 1899. p. 85 et suivantes.
IX. — Beutal ^Doubs]. — Village d'aspect antique, très retiré, et qui était mi-parti avec le comté de Montbéliard et la seigneurie du Châtelot. Son origine doit être burgonde. Il apparaît en 1196 sous le nom de Bustal (*). D'après M. Th. Perrenot, m/ serait l'équivalent du latin vallis ; Beutal signifierait : vallée de Boson. (*)
Beutal eut de bonne heure une famille noble qui subsista jusque dans la deuxième moitié du XV^ siècle. Le fief de Beutal passa alors à une branche cadette de la maison de Saint- Maurice en-Montagne. En 1561, Beutal appartient en totalité au comte de Montbéliard. Le 16 décembre 167i, Georges II donne le fief de Beutal, avec moyenne et basse justice, à Jean-Martin Seubert, né à Durlach (Marquisat de Bade), et qui avait été attaché à la personne du grand Condé en qualité de a secrétaire des langues », comme il le dit lui-même dans son testament. Seubert restaura le château de Beutal et y mourut célibataire à l'âge de 68 ans, le 16 avril 1695. Il avait institué comme légataire universel son neveu Georges- Adam Seubert. En 1702, Léopold-Eberhard vendit le fief de Beutal à Jean-Georges Rossel (v. n** 219), conseiller et trésorier général. Rossel le revendit à son prince, qui en fit donation aux comtes de Coligny, ses enfants naturels, par un acte du 16 août 1716 (•). Ceci explique que Beutal possède la tombe et les restes dune fille de Léopold-Eberhard, Léopoldine-Eberhardine de Coligny. Voici répitaphe de cette tombe, qui se trouve actuellement au pied de la chaire du temple :