‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 41 sur 159 · FRANCE/ 1792 /B · texte numérisé non relu

FRANCE/ 1792 /B

Ces bornes nous ont paru mériter une mention spéciale, puisqu'elles rappellent un grand fait historique.

XV, — Brognard (Doubs). — Village de l'ancien comté de Montbéliard, dont l'origine doit être burgonde (*). Il est signalé en 1150 sous le nom de Bnmart(^); en H96 sous le nom de Broignard {*). L'abbaye de Belchamp avait quelques possessions à Brognard. Ces possessions entrèrent dans le domaine des églises protestantes au XVI® siècle. Le chapitre de l'église Saint-Maimbœuf jouissait aussi de quelques biens dans ce village. Une partie de Brognard se trouvait comprise dans le fief de Nommay, appartenant aux familles de Grammont et de Franquemont (XIV" siècle) : elle revint aux comtes de Montbé-

(1) Th. Perrenot, ouvr. cité, p. 98.

(2) Tuetey, Cariulaire, p. 67.

(3) Ihid., 111.

(4) Schôpilin, Ah. ill. Irad. Ravenèz, IV, p. 113.

liard en 1597 et 16i2. Les habitants de Brognard ne purent profiter des franchises accordées en 1431 par la comtesse Henriette, parce qu'ils dépendaient des vassaux de ladite comlesse. Les sujets du duc Frédéric furent affranchis en 1584. Brognard eut beaucoup à souffrir du passage des Guises, de 1587 à 1588, et de la guerre de Trente ans (1633-1638), Aux XVII® et XVIII® siècles, quelques habitants dépendaient des Mazarins ; par suite d'un échange (1768), ils devinrent les sujets du comte de Montbéliard,

David-Nicolas Rossel, procureur général de Montbéliard, qui fut ministre plénipotentiaire à Paris pour le duc Charles de Wurtemberg (1749-1752), possédait à Brognard une ferma assez importante. Il mourut dans ce village eu 1759 (^).

Parmi les anciennes familles nous notons les Goll, Lardier^ Perrenot, Fallot, Geney, Ruet, Monami, Pétrequin (*).

Il existe encore à Brognard une ancienne maison, appelée la « vieille école », qui a conservé, au-dessus de la porte d'entrée, une inscription de six lignes, dont la cinquième a dû être grattée sous la Révolution.

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