‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 49 sur 159 · PF · texte numérisé non relu

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La maison Marchal-Aker :

Enfin, dans la maison du statuaire Iselin, on voit encore d'anciens élains à la date de

et une plaque de cheminée portant la date :

XXI. — Colombier-Fontaine (Doubs). — Village de l'an cienne seigneurie du Cliâlelot. Comme Colombier-Châtelot, il tire son nom d'un columbarium. Autrefois, il était appelé Colombier-Saroureux. Dans la célèbre charte de 1147 qui confirme les possessions du prieuré de Lanthenans, il est question d'une terram de Columheyr superiori, cum molendino (*). En 1177, le pape Alexandre III, confirmant lesdites possessions, nomme l'église de Colombier : ecclesiam de Colombier cum capella sua de Villar (*).

Colombier-Fontaine, avec Saint-Maurice et quelques autres villages des environs, fut démembré du comté de Montbéliard en 1282 pour former la seigneurie du Châtelot, cédée à Thiébaud IV de Neufchâtel. 11 eut, dès cette époque, des seigneurs qui étaient vasseaux des sires de Neufchâtel : Thierrjet Renaud de Tremoins (vers 1273); Jean Sauvageot de Saint- Maurice-sur-le-Doubs (vers 1340); Jean de Saint Maurice (1380 : cette famille s'éteignit vers 1490); Thiébaud Berchenet et Henri de Villers (1400). En 1561, Colombier-Fontaine, avec la seigneurie du Châlelot, revient aux comtes de Montbéliard. La Réforme fut introduite dans cette seigneurie en 1565. Thiébaud Tandant fut le dernier prêtre catholique de Colombier. Ce village fut alors rattaché à la paroisse protestante de Saint- Maurice. De 1587 à 1588, les Lorrains commirent des excès et des dépradations de toute espèce à Colombier-Fontaine. Les mêmes horreurs se renouvelèrent pendant la guerre de Trente ans.

Il y avait 88 habitants à Colombier en 1688 et 250 en 1785 (•).

On voit, à côté de la porte d'entrée du temple, une ancienne pierre tombale qui a toute une histoire et qui porte cette inscription :

(1) Tuetey, Carlulaire, p 63.

(2) Ibid., p. 87.

(3) V. Beurlin, Les villages de la seigneurie du Châtelot, Mém, Soc- Em Montbéliard. 1889, p. 21-33.

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VON BORCKE.

Celte tombe servit longtemps de table de communion dans le temple de Colombier-Fontaine. On la trouva trop petite et on la remplaça par une autre plus vaste. Mais d'où venait-elle ? Car la baronne de Borcke n'avait pas été inhumée à Colombier-

Footaine. Elle venait de Téglise Saint-Maimbœuf, qui avait été construite sur la terrasse du Château de Montbéliard et qui servait de chapelle aux princes de Wurtemberg. Nous lisons, en effet, dans le Livrede raisondu pasteur Belorce (Archives du Doubs) que u Monsieur de Borck, chambellan du Stathouder prince Fré déric-Eugène, et sa dame née baronne de Grollmann, ont été exhumé, enlevé de leurs caveaux, et transporté dans le cimetiëredela ville. » Le pasteur Belorce parlait dans ce paragraphe de l'église Saint-Maimbœuf et de la prise de la ville par Bernard de Saintes. Quant à la tombe, elle faillit avoir un triste sort : après le départ de Bernard de Saintes, « on battit des latrines au-devant du château pour Tusage des soldats malades, dit encore Belorce, car on fit du château un hôpital et Ton prit les tombes du cimetière (de Téglise Saint-Maimbœuf) pour construire et faire découler les immondices dès le château dans la blanchisserie voisine. » Mais par qui la pierre tombale de la baronne de Borcke fut transportée à Colombier Fontaine, nous l'ignorons. Nous savons qu'elle fut payée 96 livres au sculpteur Chevalier (*).

Dans le temple du même village existe encore une tombe mutilée, sur laquelle on lit, au-dessous d'un calice :

300 ) HIC lACET

CORPVS D. P. J VELSEN PTE EX COLOMBI...

FONTAINE OBlit DIE 18 IVIE 173... AETATIS

Le temple de Colombier-Fontaine servit au culte protestant jusqu'en 1700; à cette date, le culte catholique fut introduit, par ordre du gouvernement français, à Saint-Maurice et à Colombier-Fontaine qui en dépendait. Ceci explique qu'un curé ait été inhumé dans le temple de cette localité. Quoique privés de pasteurs, les habitants de Saint-Maurice et de Colombier-Fontaine restèrent protestants. Le poste de Colombier- Fontaine ne fut rétabli qu'en 1845.

(1) Note communiquée par M. Nardin.

Sur le pied d'une coupe de communion en argent, on lit cette inscription, qui donne Tancienne forme du nom du village et la prononciation du XVII® siècle :

30lo) COVLOMBIE SAOVIŒVX.

Savoureux serait, selon M. Beurlîn, le nom dun petit ruisseau qui traverse le village en question (*); d'après M. Th. Perrenot, Sawureux serait, au contraire, < la transformation romane de superior w. Colombier-Fontaine devrait donc s'appeler ; Colombier-lehaut (*).

Enfin, sur un pot(i*étain, sont gravés deux écussons, dont l'un renferme les initiales de Jean-Georges-Morel :

302") IGM

et l'autre le nom de

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