GC
3630) 1768/PCP.
3650) LAN 5 / DLRF (maison veuve P. Boillot).
3660) IFB / 1808 (maison Constans Receveur).
XXIX. — Délie (Territoire de Belfort). — Chef-lieu d'une ancienne seigneurie, qui faisait partie du comté de Belfort. Son existence remonte très haut. Son nom ne provient pas du disciple de Colomban, Saint-Delle, mais plutôt de racines germaniques (*). D'ailleurs, Délie eut un nom allemand dès le moyen âge : nous lisons, dans une charte de 913 : Dadilaqtie, id est Dadenriet {*). Dans une charte antérieure (728), on trouve cette phrase intéressante : Datira, cum basilicay ubi 5. Desiderius in cor pore quiescit (*).
De très bonne heure, il y eut une famille noble à Délie : Otto, miles de Diele, Chono frater ejus ; Jacobus filius Ottonis militis de Diele et alii fratres ejus (1232) (•). Elle existait encore
(1) Loye, ouvr. cité, p. 109. - TrouiUal, II, p. '502 (1300). f2) E. 52o-o27 : Archives du Doubs.
(3) Th. PerrcDot, ouvr.cité, p. 102.
(4) Trouiilat, 1, 128.
(5) Ibid., p. 71.
(6) Ibid., p. 525 526.
au X\^ siècle (M; mais elle paraît ne pas avoir joui de droits très étendus, comme le prouvent les faits suivants : l'avocatie de Délie, qui était d'abord aux comtes de Ferrette (^) (XIII« siècle) et qui passa à TAutriche en 1324, était représentée par un châtelain et un juge pris en dehers de la famille de Délie : Jean de Florimont, maire et lieutenant de justice ; Bourquant de Bolvir, châtelain ; Quelane de Rosemont, tréso rier (1413) ('); Lucdeman de Ruedesohr, châtelain (1425; (*). L'abbaye de Murbach eut aussi des possessions à Délie au XIll^ siècle (*).
Les armoiries de cette ville étaient : d'or à neuf tiges de joncs étélés et appointés en pointe de sinople. La famille de Délie portait : d'argent à la croix d'azur, cantonnée de vingt billettes de même distribuées également 2, 1 et 2 dans chaque quartier de l'écu. La seigneurie de Delle formait, au XV^ siècle, l'un des cinq districts du comté de Belfort.
On voit encore dans cette localité quelques dates et quelques inscriptions intéressantes. La croix, qui est à l'entrée du pont, est de
et porte, sur le socle, cette inscription :
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(1) Trouillat, V, p. 713 (an. 1403).
(2) « L'avœpie de Deyle »^ (I2d2) ; Trouillat, II, p. 352. (8) K. 2362 : Arch. Nation, fonds Monlhéliard.
(4) Trouillat V, p. 756.
lo) Trouillat I, p 507. 567.
Le pont porte la même date. Mais la pierre où elle est gravée a été rapportée. Les armoiries de la ville se trouvent également sur la croix et sur le pont.
Au-dessus de la porte latérale de Véglise, on lit deux dates superposées, qui indiquent deux restaurations :
Au no 27, place de la République, la maison Ducrot porte cette date :
Une autre maison, qui paraît avoir emprunté ses matériaux à une plus ancienne, a conservé la date :
Sous la date (fenêtre du premier étage) se trouve représentée une charrue.
Le château, qui est une maison moderne construite avec les matériaux d'un ancien château, conserve une inscription du XVI« siècle :
372'') SEQVITVR FORTVNA LABOREM
Deux écussons grattés se trouvent entre cette devise et la date.
Au no 2 de la Grand'Rue, à côté du pont, une pierre provenant probablement de l'ancien pont, a été encastrée dans la muraille et porte cette inscription :