EC
4660) SSC/1704.
XL. -— Mandeure (Doubs). — Le village actuel de Mandeure est très ancien : il a remplacé la cité gallo-romaine d'Epamanduodurum à une date qu'il est impossible de préciser. Nous savons seulement que Mandeure est mentionné dans deux chartes du VIII® siècle sous le nom de Mandodro castra (739) et de Mandouro Castro (748) (^). Au moyen âge des familles nobles existaient dans cette localité et l'archevêque de Besançon y jouissait de certains droits, qu'il accrût insensiblement grâce aux libéralités des seigneurs, à sa propre influence et à l'écrasement des nobles indigènes (").
(1) Beurlin, 1^6 villages de la seigneurie du Châtelol, Mém. Soc. Em. Mont. ]8S>^, p. 84 et suivantes.
(8) E. 740 : Arch. du Doubs.
(4) E. 748-743 : Arch, du Doubs.
(5) Viellard, ouvr. cité, p. 60-6?; — B Mériot, Notice historique sur Mandeure, 1910, p. 6 et 20.
(6) V. B. Mériot, ouor. cité, p 22 et suivantes . Othon de Mandeure (1186); Werneret Hugues de Manduire (1187); les sires de Grandvillars (1257); Jean de Mandeure (1881).
Le prince de Montbéliard possédait une partie de Mandeure, d'où conflits perpétuels entre Besançon et Montbéliard. L'introduction de la Réforme vint encore augmenter, dès l'an 1583, les causes ordinaires de dissension entre les deux souverains.
Les inscriptions que nous avons relevées è Mandeure se rapportent surtout à la domination bisontine; quelques-unes se rattachent à la Réforme et au cx)mté de Montbéliard.
Dans le jardin de la papeterie on conserve un bloc de pierre cintré sur lequel se lit cette inscription :