‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 9 sur 159 · XXX · texte numérisé non relu

XXX

VLP.

Sur un anneau de métal blanchâtre, trouvé dans un temple et surmonté du chiffre XXX, on pouvait lire : VLP, avec un croissant en bosselage au-dessus. La légion ulpienne aurait

(1) Notice, p. 81.

(2) Bouchey, I, p. 64. - Parrot, Notes, fol, 223 et «32.

donc passé à Mandeure « envoyée à Yindobona, la trentième », selon de (lolbéry (*). Nous ne savons ce qu'est devenue cette bague.

22o) FLAV. 23o) TVLLVS

TESTAM M. BALI NEVM

DVM BAL TR.P.XLXXV

QVOD LLVS. HER. P. C.

MIS ET TRÏBVTIS NSVMMATIO... M.

24«) FLAVIVS CATVLLVS

TESTAMENTO AD MARMORAN

DVxM BALNEVM LEf.AVIT P. R. XLXXV

QVOD ALLVSHER. P. C.

IBVTIS LEGAT. S. S.

iMATONEM.

Le fragment n^ 2.3 (marbre blanc) est actuellement au Musée de Montbéliard. Le fragment n» 22 se trouve à Bàle. L'architecte Schickhardt aurait lu rinscriptionno24 en 1602, en passant à Bàle. Nous ignorons où les trois-quarts de cette inscription sont allés. Le numéro 23 a été découvert en 1781 à Mandeure, sur remplacement de bains gallo-romains; le n° 24 — ou ce qui en reste aujourd'hui, le n« 22 — avait été découvert au même endroit en 1579.

Morel-Macler a proposé la restitution suivante : Flavius Catullus testamento ad marmorandum balneum legavit publicae rei denariorum septiiagenta quinque milliaj quod Claudius Gallus haeres ponendum curavit nummis et tributis legatis sibi ad consummationem (*}. De Golbéry a écrit à ce sujet : « Ce fragment (trouvé en 1781) change la leçon proposée par Schœpflin (*) pour les deux dernières lignes ; ce qu'il prenait pour un T à la quatrième est un M, et l'I de la cinquième est remplacé par un V. A l'endroit où il veut lire : distrihutis legatis, il y a distinctement :... mis et tributis, en sorte qu'on peut lire : solutis

(1) Supplément, p. 17. — Parrot, yotes, fol. iti.

(2) Antiquités, p. 15 16.

(3) Àl8. illuslr. TraducUon L. W. Ravenèz. 1851. T. III, p. 192: Flavius Catullus j testamento, ad. marmoran / dum. balineum. legavit, r. p. ; I.IXXY. quod, Di...allus. hères, p. c./... ibutis. légat. $. s... imationem.

nummûi et trihntis. Catulle, le testateur, lègue à la cité soixante quinze deniers pour revêtir les bains de marbre ; Catulle, l'héritier, fait exécuter ce travail : P. C. (poni curavit) ; mais comme le legs était insuffisant, on a recours k d autres cotisations, tributis. La dernière ligne est fort embarrassante, et toute conjecture sera toujours hasardée » (M.

Notons que de Golbéry a mal lu le nombre des deniers. D'autre part, Morel Macier est le seul à avoir signalé ce fait important : les lettres des fragments 22 et 23 ne sont pas de même grandeur. On ne saurait donc les rapprocher, pour obtenir un sens précis, que si Ton suppose qu'ils ont appartenu à deux inscriptions différentes, relatant le même fait et placées Tune à l'extérieur des bains, l'autre à Tinlérieur.

Les Documents et Mémoires de l'Académie de Besançon restituent de cetle manière l'inscription en question : Flavius CatuUus I ad marmorandum halineum / testamento legavit r. p. LXXV. / quod D. CatuUus hères p. c,/ solutis nummis et tributis ! ad consummationem (*).

Nous arrivons à cette conclusion que le fragment i22 est tout ce qui reste de l'inscription lue par Schickhardt en 1602 à Bâle ; que les deux fragments subsistants ne donnent qu'un sens approximatif et laissent ignorer le nom de l'héritier de CatuUus, Notons aussi que dans le fragment de Montbéliard, les deux L de CatuUus sont gravés sous la forme d'un T renversé; que l'I de balinexim fait corps avec l'N ; que les deux I de tributis font corps avec le B et le T, en les dépassant, et que l'I de ... nsummatio ,.. m fait corps aussi avec le T et de la même manière.

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