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(1) V. P.-E. Tueflerd, oui>r. cité, p. 497-499; — J. Mauveaux. Inventaire. . (iG 5.
Cette date se rapporte évidemment à une restauration dont nous n'avons trouvé aucune trace dans les écrits relatifs à Montbéliard. Le château, comme chacun le sait, servit de demeure aux comtes de Montbéliard jusqu*à la Révolution de 89. La partie orientale, appelée Châtel-Derrière, ou Neuf-Dovjon fut reconstruite à plusieurs époques : 1422, 1590, 1594 (').
Une pierre encastrée dans un mur des Halles, à côté de la porte d'entrée du Musée, conserve cette inscription en relief :
Cet édifice, autrefois en bois, fut commencé en 1536 et terminé en 1624 (*).
La cloche de THÔtel de Ville est très ancienne. Elle porte rinscription suivante :
53o«) aire maria gracia irlena âorninus
iîtrm Irenedicatum ntnlierilrus,
empruntée à la prière catholique bien connue, et qui nous conduit au commencement du XVI« siècle ou peut-être même à la fin du XV®. Cette cloche fut probablement fondue pour être placée dans l'ancien Hôtel de Ville, qui datait de 1470. P.-E. TuelTerd rapporte qu'elle s'appelait Bridaine et annonçait les journées (audiences) et la retraite (*).
Un nouvel Hôtel de Ville fui construit en 1776. Dans les fondations, on plaça une boîte de plomb où étaient renfermées des monnaies, des médailles et une plaque de cuivre sur laquelle étaient gravées les armes de Montbéliard et cette inscription latine :
53f) DEO O . M . JUVANTE REGiNANTE S . PRINCIPE CAROLO EUGEMO DUCE WURTEMBERG . CURIAM HANG MUMGIPALEM SUMPIIBUS PUBLICIS iEDIFICAVïT CIVITAS MO.NTISBELGARDUM . ANNO R . S . MDCCLXXVI. (*)
(1) V. P.-E TuelTerd. otti?r cité, p 467.
(2) Ibid, p. 50a-:04.
(3) /ftirf., p 50».
{i) Ibid, p. 50>; — J. Mauveaux. Inventaire, BB. 34 ; DD. 7 . 7i
— loi ~
Deux cloches sont à mentioriDer ici : la plus ancienne se trouve à l'église catholique et date probablement du XIV" siècle ; elle porte cette inscription en majuscules gothiques :
632*) O . 1RGX . GDOÏ^IG . X»€ . veXXl . CYm . PHCG , Oj^HïlïlH . ineCCGDJ^IJ^ ^
(( rex gloria^, Christe, veni cum pace, Osanna in eccelsis (pour excelsis). On prétend que cette cloche provient de Tabbaye de Belchamp.
La seconde, qui appartient au temple Saint Martin, et qui avait été placée autrefois dans le clocher de la porte des Halles, dite de VHorlogc (1602) (*), vient de l'abbaje de Belchamp. comme l'indique cette inscription :
533^) YOX M€H GYNCTOÏ^Y ^IT JIiGÏ\ï\OÏ\
DOGMOMY EÏ\GÏ\G IGÏJJÏN Y}îYCDGÏ\ }IBBG MY GT XVII.
Jean Vaucler fut nommé abbé de Belchamp en 1511 et suspendu de ses (onctions pour inconduile notoire en 1517 (*)•
Montbéliard renferme beaucoup d'anciennes maisons avec escaliers de pierre en limaçon. La plupart sont datées. Ne pouvant les passer toutes en revue, nous nous contenterons de signaler celles qui paraissent le mieux conservées.
La maison Granier (*), l'un des plus beaux bâtiments que nous ait laissés le XVI® siècle, porte celte date (tourelle, à droite) :
(l) Tuefferd, p. 475. 476.
(•2) V J. Viénot, Histoire de la Réforme, T. II, pièce juatificat. n» I. — L'abbaye do Belchamp avait été fondée par le comte Thierry II vers le milieu du XII' siècle Les religieux, do l'ordre des prémontrés, firent de nombreux défrichements dans notre pays et desservaient les églises de Chèvremont, Voujaucourt, Exincourt, Hérimoncourt. Vandoncourt, Valentigney et Brevilliers. Le prieuré de Vaux-Ies-Vernois dépendait de l'abbaye de Belchamp. Les biens de cette maison furent réunis, en 1552, à la recette ecclésiastique de Montbéliard. — V. abbé Bouchey, Mémoire historique sur l'abbaye de Belchamp. Belfort Clerc. 186 J.
(3; Rue de Belfort.
A Torigine, elle appartenait aux comtes de Montbéliard (*). Elle fut donnée par Etienne de Montfaucon à Henri de Montbéliard, seigneur de Franquemont, son fils naturel, pour une moitié, et aux deux fils illégitimes de Henri de Montfaucon, seigneur d'Orbe, pour Tautre moitié. Cela résulte du testament de Henri de Montfaucon (31 oct. 1397), dont voici un extrait : (( Je donne au dit Henry la moitié de ma maison de la rue devers la porte Porchat (') et l'autre moitié aux deux norrys (') de Henry mon fils ». Henri de Franquemont hérita de la part des deux bâtards, qui moururent sans postérité. Ses descendants possédèrent cette maison jusqu*en 1580, année où elle revint au duc Frédéric en vertu d'un échange. En 1395, ce prince la donna à Samuel de Reischach, son ancien gouverneur, qui dirigeait l'artillerie de Montbéliard. S. de Reischach l'occupa jusqu'à sa mort (1616)
En 1629, elle appartient à Jean Guillaume, baron de Gueldrich, alors grand bailli du comté de Montbéliard. Elit* passe ensuite aux comtes de Sponeck, puis aux barons de Forstner(*).
La maison Vesseaux porte la date :
La maison Jeanmaire porte trois dates :
ôSe*») 1584 . 1669 . 1712 .
La première est gravée au dessus de la porte d'un escalier en limaçon.
Dans la maison Pfisler, on voit une plaque de cheminée ancienne qui orne une chambre du rez-de-chaussée ; on lit cette devise et cette date :
5370) DIEU SURTOU / IB / 1694
qui accompagnent les armoiries de la famille Beurnier : d'argent, à un cœur de gueules d'où sort un 4 de chiffre de même,
(1) Nous devons ces renseignements k l'obligeance de M. Granicr. Ils ont été recueillis par Ch. Duvernoy, de Besançon.
(2) Porte Saint-Pierre.
(3) BâUrds.
(4) V. Cl. Duvernoy, Mém. Soc. Em. 1891, p. 83.
le cœur accosté d'un I et d'un B aussi de gueules, et le 4 de chiffre accosté de deux étoiles d'azur (*).
Nous n'avons pas retrouvé la date de la construction de la maison Forslner, de style Renaissance, qui est due à l'architecte Schickhard. Une date se lit, néanmoins, sur la porte d'entrée :
L'ancien Hôpital, qui abrite actuellement la Bibliothèque communale, porte la date :
L'hôtel de la Balance porte deux fois cette inscription :
540o) LFV / 1798.
On conserve au Musée l'écusson qui ornait l'hôtel des XIII Cantons ; il porte cette inscription :
Au no 1 de la rue de l'Hôtel de Ville, on voit un écusson orné des insignes de tonnelier ; il porte celte date et ces initiales :