‹ MémoiresChapitre 40 sur 62 · lôBQriicmu · texte numérisé non relu

lôBQriicmu

i, ANTIQUITÉS D'ALLENJOffi,

En 18Sâ , il a été ouvert une carrière à TexiréiiHié du. lerritaira d^AUenjoie, au joipant de celui de Mésjré , sur te bord d'un plateau élevé , dit sur confluent , dpnt le pied ^t baigné par la rivière d*AIan.

Dans les premières feuilles , on trouva , à envireo m mètre de profondeur , ua squelette d*homme , et auprès une espèce de coutelas, ou sabre à un trapdiaut, le fer d'-uae flèche, et une plaque de ceinturon avec sa boucle en brome , ornée dans le dessus d*un dessin bizarre en lignes ^ponctuées^

La carrière, destinée d'abord pour les besoins de J'élablissèment du Caqal du Khène au {Inin , dérivé de TAlauen cet endroit , ayant été ensuite exploitée pour des constructions particulières en 1844 et 184S , il a été trouvé dans la coiucfae de terre recouvrant les bancs de pierre , plus de 4.0 squelettes, ayant tous les pieds tournés au levant. , mais san^ entouraiji^ de pierres brutes , comme ceux découverts à Péseux. Auprès du plus grand nombre , il a été recueilli des épées , des coutelas et des couteaux de difiérentes grandeurs , mais de même modèle , des fers de flèches en poijite et à barbes , des fers de lances , de larges plaques de ceinturons en fer , ornées d'incrustations en «rgent , d'autres plus petites en bronze , des bagues , des boucles d'oreilles , un éperon , des garnitures de fourreaux d'épées , en bronze , des colUers en grains de verre et de terre cuite, et des vaaes en terre gno»sière de couleur noire.

Ces objets paraissent être à& l'époque oii les Franks et les Burgonds ont fait irruption dans les Gaules sous ProbMS.

La dlspositipn élevée du lieu, son isolement de deux c&tés, le rend propre à la défense; et si, couune il est à présumer, il a servi de camp retranché , le fossé qui alors devait le

dore du côté accessible, n'étant {rfus apparent, aura sans doute été effacé par la culture déjà ancienne.

A (Mo mètres au nord , dans le prolongement du plateau, on remarque un tumulus , dans lequel on trouve des cendres à peu de profondeur.

A Textrémité opposée du territoire , près de sa limite du côté de Brocard , et à 2 Vs kQomètres de distance des sépultures , il existe deux cantons contigus , dont Tun est désigné sous le nom de Combe-Armée , et l'autre sous celui de Creu de la bataiUe ; mais AUenjoie ayant été envahi ,

SUlé et saccagé en 1444, par lés troupes de Louis, Dauphin e France , en 1465 par les gentilshommes de la haute Alsace et le Comte de Thierstein , en 1587 et 1588 par les troupes des Guises , en 1633 par Tannée du Duc de Féria, qui allait secourir TAlsace , envahie parles Suédois, et enfin en 1635 et 1636 par le Duc Charles de Lorraine et le çé- Béral autrichien Gallas , il est peut-être plus vraisemblable oue ces dénominations se rapportent h des faits de Tune de ces époques , plutôt qu'à celie d'un combat dont les victimes seraient ceUes dont les squelettes ont été découverts.

Entre le tumulus et les' sépuUures , le plateau porte le nom de Derrière le Château à l'Est , et celui de Dessous le Ckàteau à l'Ouest, oii le sol est déprimé ; cependant nuls vestiges de constructicms ne s'y font remarquer.

Dû plan des lieux, rédigé à l'occasion d'une visite en qualité de commissaire de l'administration , et les dessins de plusieurs objets recueillis , sont joints.

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