‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 164 sur 204 · ABBÂVE DE LA. LUZERNE · texte numérisé non relu

ABBÂVE DE LA. LUZERNE

<7QlUafnxie et Robert de St-Jean avaient donné en 1172, à Tabbaye de La Luzerne , le siège d'une pêcherie en mer et toute^ la dtme ^es l^èdierfes en 'bafeau des poissons et' des sèches de ta paroisse d^Ançey^ njmâ Anfféfum. . . sedem unïus ptscarie ad mare et totam dectmam orh^ hkan piscariarufn et septartm de hatettis f/l).

En 1192 , Guillaume de 9t-?ean lui conbéda dans ses pêcheries à Sâtomens de ttôntcbaton ce qoî serait péché unaquaque feria quarta

(i) Arch* de la Manche, Du dom, marii,, etc., p. 85.

(9) Id., ilnd.

(8) Id., ilnd.

(A) VÀvranchin monum,, par M. Le Héricher , t. Il , p. 78.

EN BASSE^nORMANDIB AO IfOTEN AGE. &7i^

ab ortu solis usque in crastinum ad eamdem horam , et , dans la paroisse de Hyenville, la dtme de la pêcherie d^anguilles (1).

On trouve dans la charte de 1172 la distinction que Ton faisait entre les pêcheries de la côte et la pèche en mer ; nous y voyons également que la pêche des sèches était une branche particulière de rindustrie maritime. Lés sèthes étaient , Mi ttiôyiéb àgè, un aliment ordinaire et très-estimé ; celles qui se péchaient dans la baie d'Avranches passaient pour être d'une qualité supérieure (2).

En il78 , Tabbé du Mont-St^Michel céda an ttonastère de La Luzerne une autre pêcherie , située près de Dottville , «t ^ue Alain île SirPierre Im avait autrefois donnée (3).

En 118Ji, ThoBKis de Périers et sa femme Giève aumdnafent au mëitte Bionastèi^ , en même temps que TégUse de St-Martin de Tribehou , la ]»êcherie ditedç ta Vteille-tRomê, -r- j^wcay^fl de veteri Roma,-^ qui était établie sur la Tau te — ; et Eiijiiger de Boboto hii donnait à prendre dans nue autre pêcherie nommée de Bohun , -- piscaria de Bohun , — et sur la même rivière ^ une redevance annuelle de 1,000 anguilles (&). : fiifin, en 1192i, Raoul Màrdac et son épouse âavie confirmèrent la éraàtioB d'ane pêcherie en mer près de la «ftak-e de Bouillon et qt^t>fi nommait Malrevart (6) : Ihmm piscariam m mare juxta Boillvn et qUB dicebatur Malrevart juxta Domillam.

, Richard Oœur^dè^Uon avait ausâ confirmé celle dernière donation par une tiharte de 4196; et un fabbé dû Uottt-StyMlchel , Maftfft^ Fatîait^ tin outre , ratifiée $ ce qui fait supposer que la pèbherâe >âë 3>>tt^^ ville était une dépendance du fief que la grande aUbayë normand» possédait dans cdtte pàroissie (6).

(1) Âreh. data Manche,

(I) Bttule 9nr la cfaue à^tvoôk^ elc» par L. MIsIé.

(8) VAvrancMn monym^ t. II.> p. Si*

(Â) Du dom» tnariUf p. 68.

(5) Id^ p. 8S.

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