‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 97 sur 101 · SUR LA BATAILLE D£ FORMIGNT · texte numérisé non relu

SUR LA BATAILLE D£ FORMIGNT

€ mêmes dëtails dans une de ses notes ; nos « deux relations sVccordent : puisëes Tune et € Tautre dans les mémoires du temps , elles ont « dû se rencontrer. » Cette note , qui contient en tout quatre pages in-8^. , est assurément assez de'taillée pour expliquer le passage du poëme , mais pourra paraître bien courte pour l'importance du sujet f et pour que M. Delauney puisse revendiquer Tavantage de la priorité.

Je n'entreprendrai pas de discuter si le site actuel de Formignjr est encore ce qu'il était en i45o; mais ce que je puis dire, c'est que, à l'exc^tionde la*cfaapelle, bâtie en i4S6 (i) , il n'existe plus ajourd'hui , au val de Formigny, une seule construction du XV^« siècle.

Peu importé que la pente du coteau situé

vers Bayeux soit d^ la valeur dune portée de fusil plus lignée du ruisseau que celle de Vautre bord , c'est encore une circonstance qui n'est pas essentielle^ mais que l'auteur de la dissertation, en faisant l'énumération des objets que Tœil du spectateur poutvait embrasser , xlise que le moulin à vent ,. dont parlent les anaens historiens , ait été placé sur le territoire d'A '•

(1) Voyes/li U suite de celte réponse l'acte de fondation de la chapelle.

68o aipoirsE a la oissiaTATioif

gnerviUe , c'est un hk inexact ; car dana un contrat de Tannée 17^0 , passé devant le notaire de Formign j , il est établi que la délie de guerres ou du moulin à ventj est située k Formign y ( 1 ) : nyergée et demie de terre labourable , sise en ladite paroisse de Formign/ y délie du moulin à vent ou guerres , aux jouxtes du côte du levant MM. Jacques et Jean RegnauU , re-présentants 2'homas Mabire , et du côte' du couchant Henr/^ Louis Yver , fils de Robert Yver.

Je crois qu'il serait difficile de donner une preuve plus concluante que celle-ci.

Passant ensuite à Texamen de la peinture ^ objet principal de la discussion , je répéterai ici ce que j'ai déjà avancé dans mon mémoire , que le tableau n'est point du temps , qu'il est d'une époque bien postérieure , et que cette époque se trouve indiquée par le costume que le peintre a donné à wg guerriers. Or , il est incontestable qu'il appartient au règne de Louis XIU ; l'usage de grands chapeaux pour i'infanierie , le juste au corps , le haut de chausse ,

(i) Mémoire poor le sieor Cari de Tcret , contre le neur JtcqneUn de Prèpont, pag. ao.

SUR LA BàTAILLE D£ FORMIGltT. 68 C

la ihottstacheet celle portion de barbe au^Qssous de la lèvre infeneure y ne peuvent laisser aucun doute. Et comment^ en effet, pouvoir supposer qu^nn tableau sur toile , peint à Phuîle , pourrait appartenir au XV«. siècle , lorsque chacun sait que le premier tableau peint \ lliuile de la main d'un français est e»lui du jugement dernier, que^ fit, dans le milieu du XVI«. siècle, Jean Cousin, pour la sacristie des Minimes de Vinoennes ?

Los ancra» {Miriitt dliitfoire n^apportaient jMMBt daoi \Êmn ^XMPpoiirions le même soin «t la jmdiM^ efâccilnde 4pxe c€[ux de nos jours ; inoina savants dani rëtnde de leor art et dans la eonnajasance diea costumes particuliers à chaque eiède , ^ donnaient à leurs personnages les ajustements de r^poque oii ils vivaient. Les grands orakres d'Italie ne s<mt point eux-mêmes à Tabri de ce reproche; j'en pourrais citer on grand nombre qui ont commis des anachronismes graves dans leurs ouvrages , témoin Le Parmesan , qui, dans un tableau où la Vierge présente Tenfant Jéau^ à Sie.-Marguerite , a introduit St.-Benott, abbe , avec sa mitre et les^omements pontificaux; 3^.-J^cteie est aussi présent avec un crucifix à la main* Le célèbre Titien ( Tiziano Vecellio ), dans son tableau de la Vierge tenant Teafant

682 BiPONM A LA DIfSftKTATIOir

Jësos sur se$ g^doux > li^. io85 delà coliedion da Musée dq France ,- n^a*fc^ii pas £ût figfirer* St.-Étienne , premior - martyr , en Dalmatique , St. * Ambroise oocnpë de la^leotore, et St.- Maurice couvert de son armure; Quel({MB> repréhensibles que puiaseat paraître céa^deax pro« ductioui eUe9 n'en: «ont pas ttoint^ooiisidérëes comqie l'ouvrage capiul de deux grands tti^tres. Si des peintres du premier ordre oonaneltaient : de pareilles erreors , en se permettant de "fûre figurer ensemble des persqnnages qni ne vivaient point à la mâlne époque , et en prêtant à qnel* quesr-nns des oo^tnlnes qui' n'ont ^é en osage qu9 plus^cirs sièdles après, il pouvait bien ^e permis à xui peintre du troisième on du quatrième ordre I comm^ <étàit celui .de notre tableau , d*em* ployer dans le costnmede tes guerriers les ajos* temenU de son temps.

Les exemplea que je viens de citer* suffiront, je pense. ^ pour ëtat>lir d^me manière incontestable que. l^s.aucieos artistes mettaient beau-' coup 4!in,e:i9ClÂCude idai^ l'ensemble, de leurs

compQ$itii9ne.< < .

Maigrie >lMr assectiona de! M. Ddamnej , il est encore Urètf-* facile âe> reconnaître aojourd%ui qjie .rwtenr.da tableau de Bajeox a choisi son '

SUR LA BATJIILLS DS F0R1IXGZIT« 6B5'

site sur remplacement même où se tient là foire Saint-Martin j et tontes les personnes qui y sont allées pourront attester Pezacdtnde de ce ùiL En effet , le spectateur ^ fixant seé' regards vers le nord ^ aperçoit une longue ligne* uniforme , terminëe à Thorizon par la mer; à' sa gauche, quelques arbres rompent un peu Teffist* de cette vue monotone ; et, en: revenant à'ia!^ droite , sur le quatrième plan , on reconnâtt ëvi-^^ demment la fermé du Carr€. Certainement \è^ peintre sVst livré à quelques licences ; mais ifA^ ignore que' tout est permis adx peintr^sf et-aàie* poètes 7 L'aulenr de la dissertation a ditqdé'Ié' peintre ne^ pou^it apercervoir la mer ' àe'Vi^^' placement du J^igrié f il faut ne pas connaître la topographie du tieii , pour avan<^ Un pareil fait.

Uartiste de notre tablean a traité son paysage en espèce de mi-ptâti , afin de pout^ir mte^t^ présenter le développement des troupes quir avait à placer , et cette méthode 'était encore' suivie sous Louis !XIV , ainsi qu'on peut te l^ir' dans les batailles de ce prince , peintes par Yander-Meulen.

On a mal interprété le sens d\in passage ott je s^nalais Texistence d'une redoute près de*

684 IliPOnSB A LA DISSERTATlOir

Tëglise (le Sarrain , et qui porte encore aujourd^hnr un nom dont Pëtymologie^pour le dire en passant, se retrouve dans la langue anglaise pour signifier profond^ creux ^ bas (i)« Je n'ai jamais eu rintention d'assigner pour époque précise de la construction de ces relranchements ^ le moment de la bataille , et il faudrait être dépourvu de toute çspèce de critique , pour avoir avancé une pareille assertion* M. Delaunej. va jusqu'à douter de l'existence de ces terrassements , en disant , dans sa note , que nul autre écrit public n'en parle ; mais il lui était facile de cons tater les faits ^ il ne s'agissait pour cela que de se transporter sur les lieux et de» vérifier. Puis^ que les circonstances nous amènent à ce point , j'ajouterai encore ici ^ qu'il existe dans la commune de Saint-Laurent , limitrophe de celle de Formigoy , et en face de l'église , des restes de maçonnerie qui indiquent une redoute carrée y environnée d'un fossé profond ; que cette tour est appelée la HauUe comme celle de Surraiu, et que pour celle-ci on pourra s'assurer de la

(i) HoUf^u crenz , une ooTerlore» 'uo troa , dont on a fait notn mot hmiilU ^ pose es|(riBcr «ae redoute , on retriachc> ment.

SUF^LA BATAILLE DE FORMlGlfT. CSj

realite' en consultant le plan cadastral de la «commune ; mais , je le répéterai encore ^ je suis loin de vouloir assigner à ces redoutes la date précise du i5 avril i43o, quoique je soispep- ^uadé qu'il faut reporter Tépoque de leur construction au moment de Toccupation anglaise , puisque nous retrouvons chea cette nation la racine du mot qui a servi à les désigner. En faisant la description de notre peinture , Fauteur de la dissertation avance que le champ <le bataille contient tout au plus trente perches métriques , et qae le surplus de la perspective est k une distance de sept ou hait lieues : je «^ajouterai qu'une senle réflexion pour détruire ce passage : je demanderai comment Tartiste , qui voulait indiquer la mer d'one manière non équivoque , en j plaçant une flotte , aurait pu faire voir les mâts et les pavillons de ses navires à une distance de sept ou buît lieues , et comment encore aurait- il pu figurer des soldats qui évacuent une redoute placée sur lé huitième plan , à l'extrémité du tableau , si la distance eût été aussi éloignée ? Non; ces faits ne sont point exacts : il paraît que M. Delaunej n'a pas aperçu la redoute située à l'extrémité des retranchements^ sur laquelle existent deux drapeault rouges et jaunes , dont un est cantonné d'une croix rouge«

666 BÊPONfft  LA DlSSSRTATiaK

Je ne m^attacherai pas à réfuter Popiaion de voir dans des levées de terre des marais salants ; Fauteur est ici compleltement en opposition avec . qe ^u'il a précédemment avancé sur la distance ; . car ^ si la vue se prolonge sur ujae ligne de sept à hait lieues pour atteindre Fhorizon, il est clair :que des marais salant^, qui seraient placés sur le cinquième, plan du tableau ^ se trouveraient à trois lieues dans le^ terres. Cette opinion est <lonc insoutenable ; mais , si Pou persiste à voir des marais salants sur le tableau , je dirai qu'il en existait dans la commune de Saint-Laurent^ il y a moins . d^un siècle.

. Les plus fortes objections faites par M. De- Jamiey sont ibndées sur le ppu : de rapport qui ^iste entre les.armes employées en. i45o et celles que le peintre a données à ses guerriers ; mais il a usé y dans cette circonstance j de la même liberté qui lui avait fait donner à ses personnages les habillements de son temps. Quant k ce qui regarde le fait avancé , que , dans la partie marquée Q et I , {/ ny a d*ésfident que du dé^ sordre , de la fumée , des morts ^ sans la plus légère apparence de canons ^ d^ affûts, ni d'aucune décharge enflammant Vorifice de ces petites jjièces de campagne , je répondrai qu^il ne s^agit que de la simple inspec-

8UH LA BATAI1«LK:DJI FOUMIOlfT. 687

ÙOQ de notre: peinloce pourseconvaûicre qu'il y a bien réellement de l'artillerie , .pux8qaV)& voit des'foues i^ des afiuts j .du feu.^ de la fiuunâe , des hommes reaversés , etc.

Relativement à l'întrûdRictÎDn .defl^arlittcrié ^ je dois dire ici <pe. c^est^^oas le règne de Philippe, de Valois qufe^Von) a commence. à se servir en France ^dei caftons« GeHEait est ëtakii par un compte' de . Barthélémy/ dà Bfack, tré* sorier des guerres dé Vainnëe i5^8. (:i) , ou il est dit dans iiil article : ÀMèmi dé Faéane^ chon j pour avoir poudnes «es^ atpttes choses nécessaires auœ canons > qui étaient devant Pujr-GuiUaume (b)« iGe;pas$age:'extrémemettl curieux, prouve que plusieurs 'années*' avant cette époque on connaissait en: France Vusage des armes à feu.

Le nom de canon a été aussi employé dansles premiers temps pour désigner des armes à •feu d'un très*petit; calibre , et i^oe Vôn polivait porter et remuer ' avec la main* JuvékaV'des-*Ursins , qui vivait soûs Charles. VI, appelle ces espèces

(1) Uift. de la milice françaite du P; Daniel , t. i*'., paf. « (9) Ce lito ^latt un cùàteali en Aufeifne.

688 mÊPOHSB ▲ LA DlfttMTATlON

d'armes canons à main j et MonsCrdet coideu^ inrinesà main.

' Dans un compte rendu , en ilfii ^ par un trésorier des guerres du duc de Bretagne , on Toit qne^dans une fourniture de différentes pièces d'artillerie et de poudre , on donne \ Philippe de Malestroit , capitaine de Champtocé , et Tun des chevaliers qui formaient Pavant-garde du Connétable à la journée de Forinigny ^ six petites eouleuvrines pesant 1 4o livret de cuivre ; or , ees six piètes étaient très-maniables, puisqu'elles ne pesaient que dO livres chacune (i)* -

Mais ce fut sur la fin du règne de Louis XIZ que Ton commença à donner le nom d'arquebuse à une espèce d'arme , dont le canon était monté sur un fut qui avait une crosse pour coucher en joue , ainsi que l'atteste le père Daniel , dans son Histoire de la milice française* Dans un manuscrit du commencement du XVI^« siècle, que possède la bibliothèque publique de Caen , il estdit que la harquebuse a été trouvée de peu d^ans , et Pauieur ajoute que tout le monde voulait être arquebusier ; mais il observe que

(i) Dom Lombineau, hi«t. génér. de Bcetagnt , tom. a, pas* >^3«

SUR LA BATAILLS 2)B FOBliteNT. ((89

ces armes font plus de brait que de mal , et il les réprouve (i).

Suivant Du Belb j , ce fut au siè^e de Parme, en i3ai 9 lorsque le maréchal de Foiz défendait cette place contre les troupes de Léon X et ào Charles - Quint , liguées contre la France , qive furent inventées les arquebuses que Von tirait sur une fourchette.

Je me bornerai k ce que je viens de rapporter touchant Pinventioa des armes Ix feu , et ces citations sont suffisantes pour établir positive*» ment qu^avant l'année r 567 , Tusage des arquebuses était déjà assez répandu en France»

Il serait fort inutile de voulonr suivre i^aoteur dans toutes ses. hypothèses, relativement aux couleurs qu'il donne aux différents partis d^une rencontre qui aurait eu lieu au XVI^l siècle I entre les catholiques et les protestants; je me contenterai de £iire remarquer que , sut^ vant Tobservation même du critique , la couleur rouge est celle qui domine dans les drapeaux

(1) Je dois À TobligeaDce de M. Hébert, bibliothécaire delà ville de'Gaen , b comnaanicatitiD de ce maniucrit précieux, qui*» pour titre : Divertissement touchant ie fait de ta guerre, extraits lies iivres de Polyhe , Frontin , Vegue , Comazxan , Machiavel et autres bons auteurs , trois Toi. io-fol. sur vélia , très - bieik écrit , sans orDements.

CujO . n^OttSt A tA DJSSKJITATIOir

étrangers figurés par noire artiste, le citerai encore, dans cette circonstance , un passage de V Histoire de la milice française , où Fauteur <iit : « Il n'y avait rien de. ri^lé pour la couleur « çt pour les ornements des étendards , et tout 4c cela dépendait des capitaines: mais commune nément ils étaient de la. couleur de ce qu'on « appellait les robes ou les livrées du capitaine, •etc. (i). »

J'ignore si le yerd drembruai des aribres de •notre tableau certifie Tépoque du iak qu'il nous ^ transBMs; mais je sais que les: anciens artistes étaient encore fort inexacts sur ce point , et , pour le prouver de /nouveau, je vais indiquer .encorie «m exeteple. Dans la salle des audiences .du tnbqaal de commerce de Ba jeux , on voit trois panneaux d'une ancienne tapisserie qui re* .pr^nte \^ divers aaiwernents que peut oflTrir la campagne aux diiTérentes. saisons de Tannée. Celui qui .est censuré aux mois de mars et d'avril ( ain$i que l'indique l'inscription nuzriw^ et apriUs , placée au - dessus ) , présente de beaux arbres couverts de leurs feuillages et une •V(%éftation active* .Le^peiotre,. auteur des cartras qui ont servi de modèles pour faire cette tapis-

(i) Tome premier, pag. 4^.

SUA LA £àTAILL£ Dt FOaMlGIIT. 69 T

série , homine de talent^ mais nûn rigoureux observateur de ce que la nature lui indiquait ilans cette saison , n'a donc pas. craint de sacrifier les convenances , afin de pouvoir offrir un passage plus agréable ? M- 0elauney,qui a cultiva autrefois avi'c avantage les arts d^toitation^ Wl mieux que personne combien est triste et desagréable la vue d'un paysage privé de son plu^.bel ornement. De nc^ jours en€(»^ ^ ^^ «rtisteSflprsqu'ils représentent l^s différents mois deTaimée , ne s^astreignent.pas toujours à priver leurs paysages d'hiver <le feuillages :et de verdure, et ce n'est , à proprement pailler, que dans le mois de janvier qu'ils font figurer des arbres et des branchages dépouillés.

Je ne m'efforcerai pas de combattre 1^'poe thèse supposée par .l'auteur de la dissertation j pour établir comment le tab)eau. d'une bataille inconnneserait arrivé d^ns notre ville^le ieoteur pourra juger de cette partie de son travail.

La communication qui m'a été faite , depuis peu , d'un journal manuscrit sur l'histoire de Bayeux , m'a appris que M. d'Angennes j nommé par Henri I Vf en 1606^ àl'évéché de cette ville^ fit exécuter les lambris et les peintures de rois ^ princes , princesses , cardinaux j ainsi que les

69*1 RiPOnSE A LA DISSERTATtOlC

portraits de ses prédécesseurs^évéques deBayeur, places dans la salle où était notre tableau. Il est donc naturel de penser qae c'est à cet évêque que l'on doit aussi la représentation de notre bataille j surtout si Ton considère qu'il sortait d'une maison noble et ancienne, dont les ancêtres avaient rendu des services importants contre les Anglais. Le -style de la peinture est parfaitement en harmonie avec cette dernière époque ; rien ne paraît donc plus s'opposer à ce que Ton regarde M. d'Angennes comme Fauteur du tableau de Bayeuz. Adossé au grand escalier , et placé à côté de la porte d'entrée qui conduit actuellement au tribunal et à la mairie , il n'a pu avoir été fait que pour cet emplacement^ qu^il^empllssait avec sa bordure et le lambris.

Provoqué par la dissertation de M. Delauney, jedoisdéclarer iciquecen'est qu'avec un sentiment de répugnance que je me suis vu forcé à prendre la phime pour réfuter les idées d'un Iiomme dont je respecte infiniment le caractère et les lumières. Quoiqu'il en soit de cette divergence de nos opinions , M. Delauney est prié de croire que je ne rends pas moins justice à ses connaissances et aux talents dont il a fait, preuve aux différentes époques de sa carrière littéraire. Persuadé que je ne devais point laisser

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