LA COQUETTE
AïK : La Rigueur, le Ton sévère (d'HoDoriue).
La coquette Qui nous guette , Pour mieux assurer notre défaite , Nous abuse, Nous amuse , Nous séduit , Nous attire.... et nous tuit.
Son humeur est inégale , Son plaisir lui tient lieu de morale ; Le délire La fait rire Aux dépens Des sermens Des amans.
Parfois ou la ci oit sincère, On se llallc , on espère
Lui plaire ; Quel dommage!
Tout hommage D'elle est pris Avec l'air du mépris.
A celui qu'elle encourage, Du bonheur sa main peignant l'image, Jusqu'au temple Qu'il contemple Le conduit....
Et bientôt l'ëconduit.
Fuyant la triste constance , Elle a tous les goûts sans préférence ; Elle est Gère De nous plaire , D'enflammer, De charmer....
Sans aimer.
Légère, adroite et fantasque , Elle parle toujours sous le masque ;
Des grimaces
Sont ses grâces j
Son regard Est un calcul de l'art.
Elle enchante,
Elle tourrhenle ;
Elle tente Et jamais ne contente.
Trop frivole ,
Elle immole
Le bonheur Au plaisir, à l'erreur.
Est-on femme et non coquette?
Ce point-là ne peut , en chansonnelte, Se débattre , Et pour quatre Les paris Sont ouverts à Paris.
Mais tais-toi , muse indiscrète ;
Car, si l'on veut peindre une coquelle ,
On échoue ,
Et Lanoue (i)
Du portrait A gardé le secret.
( I ) Auteur de la Coquette corrigée.