‹ Mémoires, souvenirs, œuvres et portraits (volume 2)Chapitre 107 sur 154 · LA COQUETTE · texte numérisé non relu

LA COQUETTE

AïK : La Rigueur, le Ton sévère (d'HoDoriue).

La coquette Qui nous guette , Pour mieux assurer notre défaite , Nous abuse, Nous amuse , Nous séduit , Nous attire.... et nous tuit.

Son humeur est inégale , Son plaisir lui tient lieu de morale ; Le délire La fait rire Aux dépens Des sermens Des amans.

Parfois ou la ci oit sincère, On se llallc , on espère

Lui plaire ; Quel dommage!

Tout hommage D'elle est pris Avec l'air du mépris.

A celui qu'elle encourage, Du bonheur sa main peignant l'image, Jusqu'au temple Qu'il contemple Le conduit....

Et bientôt l'ëconduit.

Fuyant la triste constance , Elle a tous les goûts sans préférence ; Elle est Gère De nous plaire , D'enflammer, De charmer....

Sans aimer.

Légère, adroite et fantasque , Elle parle toujours sous le masque ;

Des grimaces

Sont ses grâces j

Son regard Est un calcul de l'art.

Elle enchante,

Elle tourrhenle ;

Elle tente Et jamais ne contente.

Trop frivole ,

Elle immole

Le bonheur Au plaisir, à l'erreur.

Est-on femme et non coquette?

Ce point-là ne peut , en chansonnelte, Se débattre , Et pour quatre Les paris Sont ouverts à Paris.

Mais tais-toi , muse indiscrète ;

Car, si l'on veut peindre une coquelle ,

On échoue ,

Et Lanoue (i)

Du portrait A gardé le secret.

( I ) Auteur de la Coquette corrigée.

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