‹ Mémoires. Suivis de documents inédits sur les capitaines gascons pendant les guerres de religion et de la généalogie de la maison d'AntrasChapitre 36 sur 38 · BRANCHE DES SEIGNEURS DE SAINT-JULIEN ET SÉRIAN · texte numérisé non relu

BRANCHE DES SEIGNEURS DE SAINT-JULIEN ET SÉRIAN

[éteinte],

XI. JEAN-GEORGES D'ANTRAS, seigneur de Saint-Julien, (petit fief en Monlezun), était le quatrième fils de Jean d'Antras, seigneur de Cornac et de Pallane, et de Françoise de La Violette. Par transaction du22 juifiet 1645, son frère aîné, Jean-François, seigneur de Cornac, lui donna pour ses droits légitimaires la métairie noble de Saint-Julien, qui provenait de la constitution dotale de Françoise de La Violette, leur mère, dame de Cornac et Saint-Julien. Il épousa en premières noces, le 17 août 1652, noble demoiselle Marguerite (TAbbadie de La Rose, fille de feu noble Jean d'Abbadie de La Rose, seigneur de Saint-Germain, en Astarac, près Loubersan, et de demoiselle Marthe d'Escoussalens, ladite Marthe remariée à Jean-François d'Antras, seigneur de Cornac, frère aîné dudit Jean-Georges. Il épousa en deuxièmes noces, demoiselle Jeanne de Gestas, fille de Jean-Jacques de Gestas, seigneur de Bétons et Bouzon, en Armagnac, et de Charlotte de Castillon-Mauvezin le 23 février 1639. Jean- Georges testa le 28 février 1637, et laissa du premier fit :

10 Louis, qui suit;

Deuxième lit :

2° Marie, était le 17 septembre 1657 sous la tutelle de noble François de Laroque, lequel transige avec Louis d'Antras, frère

de Marie sur la succession de Jean-Georges, leur père. Elle épousa en premières noces Philippe de Pins, seigneur de Peyrat, et étant veuve sans enfants, elle se remaria le 8 février 1660 avec François de Gères, seigneur de Sainte- Gemme. Elle n'eut pas d'enfants de ce second mariage, fit son testament le 3 janvier 1718, fonda une chapellenie à Sainte-Gemme, avec trois titres de chapelains, et affecta à cette fondation tous les droits seigneuriaux de la terre de Sainte-Gemme, dont son mari l'avait instituée héritière, par testament du 18 mai 1661.

XIÏ. LOUIS-JOSEPH D'ANTRAS, seigneur de Saint-Julien et Sérian, rendit hommage pour la seigneurie de Sérian, devant M. d'Aspe, juge-mage, le 14 mars 1665. Il épousa, le 15 avril 1663, demoiselle Marguerite dCAudebart, et testa le 10 novembre 1686, laissant de son union :

1° Jean-François, seigneur de Sérian, qui suit;

2° Françoise, mariée en 1682 avec noble Jean du Cos de Lahitte, seigneur de Lamothe et de Saint-Etienne, capitaine au régiment du Roi, infanterie;

3° Marie- Anne;

4° Marie.

XIII. JEAN-FRANÇOIS D'ANTRAS, seigneur de Sérian et Saint-Julien, fut maintenu dans sa noblesse par jugement de M. Le Pelletier de La Houssaye, intendant de la sénéchaussée de Montauban, le 9 mai 1699. Il épousa, le 25 janvier 1688, demoiselle Louise Doucet, fille de M. Hyacinthe Doucet, habitant de la ville de Marciac, qui le rendit père de :

1° Gérard, servit dans le régiment de Boulonnais, fut nommé capitaine de grenadiers par brevet du 15 août 1735 et périt à la tête de sa compagnie devant le château d'Eggeubert, en Bavière, le 28 mai 1742, suivant le certificat de M. de Morel, major du régiment, certifié par M. de Damas, colonel. Il était chevalier de Saint-Louis;

2° Joseph, qui suit;

3° Un garçon;

4, 5, 6, 7, 8, cinq filles dont on n'a point retrouvé les noms et le sort

XIV. JOSEPH DWNTRAS, seigneur de Sérian, fut capitaine dans le régiment de Boulonnais, suivant commission du 19 avril 1721; chevalier de Saint-Louis le 29 janvier 1758. Il épousa, par contrat du.... 1748, retenu par Despaulx, notaire de Miélan, demoiselle PJiilippe-Josèphe d'Assojid'Argelès; Gt vente à Marc d'Antras de Gardères de la terre de Saint-Julien, pour la somme de 15,300 livres, par acte du 28 décembre 1730, et testa en 1732 ne laissant qu'une fille unique.

XV. JEANNE-PÉTRONILLE-JOSÈPHE DWNTRAS, dame de Sérian, née le 12 janvier 1732, fut mariée, par contrat du 5 mai 1770, retenu par Bacqué, notaire de Boulogne, avec noble Jean-BapUste-Paul de Lamarque-Marca, seigneur de Manent, Boissède et Mirambeau, ancien capitaine dans le régiment de Touraine, chevalier de Saint-Louis, qui décéda à Manent, le 50 août 1783. Sa veuve émigra avec tous ses enfants en 1791. Tous ses biens et ceux de son mari furent saisis par la nation et vendus. Elle mourut à Bours, le 4 septembre 1823 :

1° Jean-Baptiste-Joseph-Ferdinand de Lamarque, né à Manent, le 7 décembre 1773, émigra en 1791, et prit du service dans l'armée des Princes, légion de Rohan. A la retraite de Nimègue, voulant secourir un de ses camurades entouré d'ennemis, il fut criblé de blessures, et mourut à l'hôpital d'ambulance où il fut transporté. Raviiiond de Castelbajac, âgé de 52 ans, demeurant à Barbazan-Débat, qui servait en même temps que lui comme cadet gentilhomme, dépose qu'il le vît porter à l'ambulance couvert de blessures et mourir trois jours après; (Dossier des émigrés.)

2» Louise-Philippe-Andrée, née à Manent, le 26 août 1772, épousa à Madrid, pendant l'émigration, Jean-Marie-Gaspard- Victor de Cassagnau de Saint-Félix, ancien officier de marine;

3° Marguerite -Françoise- Josèphe, née le 23 décembre 1770, épousa, en émigration, M. du Pac, lieutenant-colonel de cavalerie au service du roi d'Espagne;

lo Bernarde-Marie-Catherine-Clotilde.

BRANCHE DES SEIGNEURS DE PLOURÉS [éteinte],

VII. DOxMLNIQUE D^ANTRAS, seigneur de Flourés, élait le second fils de Nicolas I" d'Antras, seigneur de Samazan, de Flourés, des Litges et Creschies; il fut apanage des terres de Flourés, de Creschies et de certaines portions des biens du Litges, terres qui avaient été données par le comte d'Armagnac à Bernard I" d'Antras, en 1278. Il épousa demoiselle Jeanne de La Violette, fille d'Arnaud de La Violette et sœur de Jean, seigneur de Cornac, de Vital et de Bertrand de La Violette, prêtre, ainsi nommée au testament de son père, du 21 avril 1481. Dominique d'Antras fit son testament le 15 août 1493. Il y déclare qu'il veut être enterré dans la chapelle de Téglise de Marciac qui apparlient à ceux de sa maison; laisse 23 écus de monnaie courante à Catherine de Baudéan, sa belle-fille; confirme la donation de la terre de Flourés qu'il avait faite à son fils aîné Jean, en considération de son mariage avec ladite Catherine de Baudéan; institue ledit Jean son héritier universel :

Et pro eo quia unus alius ejus filius secundo genitus, Bertrandus de Antranis appellatus, a sua domo ad guerram, seu alias recessit et nesciebat si erat in vita, aut nec si viveret in hanc patriam et delicta non comisisset propter quae sua bona si haberet possent amisi seu confiscari, etc.

Il veut que son héritier soit tenu de donner à son second fils la moitié de tous ses biens hormis ceux qui sont compris dans la donation qu'il lui a faite au sujet de son mariage, et en outre la moitié des terres et anglades sises sur le bord de l'Arros.

Quas quidem mediatim habet pro indiviso cum nobili Nicolao de Antranis domino de Samazano ejus frater.

Et nomme pour ses exécuteurs testamentaires :

Magistrum Saucium de Bordis in legibus baccalaureum, dominum Arnaldum d'Escoberiis presbytemm, Nicolaum de Violetta et Joanneiii de Violeta ville Marciaci habitatores. Testes rogati, Magister Nicolaum de Mediavilla in legibus baccalaureus, Joannes de Bataco, Petrus de Comis, Petrus de Monteferando, Pelegrinus de Bataco et Arnaldus de Bagnerio ville Marciaci habitatores, et ego Dominicus Describano notarius, etc.

1° Jean, seigneur de Flourès, qui suit;

2° Bertrand, coseigneur de Pallane et du Litges, dont l'article sui vra celui de son frère.

VIII. JEAN D\\NTRAS, seigneur de Flourès et Creschies, institué héritier général par son père Dominique, épousa par

contrat du retenu par Antoine de Tillia, notaire de Mar-

ciac, demoiselle Catherine de Baudéan, fille de Jean de Baudéan, seigneur d'Aux, dont il n'eut que deux filles :

1° Andrive, dame de Flourès;

2° Borguine, nommée au testament de sa sœur, qui laisse un écu « à touts lous fils et filhias de Borguina Dantras, sor de ladite testatrix, et uxor dominide Podio. »

IX. ANDRIVE D'ANTRAS, dame de Flourès et Creschies, épousa noble Bertrand de Montauban. Elle n'eut pas d'enfant et fit son testament le 10 juin 1521 devant Jean de Tappie, notaire de Beaumarchez. Elle demanda à être ensevelie dans Fèglise de Notre-Dame de Marciac, dans la chapelle des seigneurs de Samazan et Flourès; fait des legs aux confréries de Notre-Dame, du Corpus Domini, de Saint-Nicolas, de Sainte- Catherine, de la Sainte-Trinité, établies dans réghse de Marciac; item aux églises d'Auch, de Flourès, de Samazan et du Litges; item aux couvents des Augustins, de Saint-Dominique et des quatre ordres de pauvreté de Marciac; fonde pour le repos de son âme et de ses prédécesseurs une messe annuelle de Requiem et une autre de Saint- Amadour; laisse deux écus à Catherine de Baudéan, sa cousine; item à Bertrand d'Antras, son filleul; item à Andrive d'Anlras, sa filleule;

APPENDICE ir. 219

ilem à tous les fils et filles de Borgulne d'Autras, sa sœur, item aux filles dudit Bertrand d'Antras et de Catherine de Baudéan, sa cousine; Hem à Goulanot (Nicolas) d'Antras, fils de Bertrand d'Antras, son oncle, et de Jeanne de Pomés; déclare que lorsqu'elle épousa Bertrand de Montauban, il fut convenu que ledit Montauban apporterait la somme de 1,000 livres pour être employées à futilité de la maison de Flourés, qu'il n'a jamais apporté que 450 livres, et qu'un jour voulant partir pour la guerre il l'obligea à lui faire une reconnaissance sur tous ses biens de la somme de 1,000 livres, avec menace <^ que jamais nou (ournarioper perdessa^y si elle ne le faisait; qu'une autre fois il emporta une somme de 5,000 livres « per crompar une noblesse et une tour appellada à Malvesie » et que redoutant sa malice elle lui fit toutes les reconnaissances qu'il demandait, lesquelles elle déclare nulles d'autant qu'elle n'a jamais su où se trouvait cette prétendue noblesse de Malvezie; lègue à noble Nicolas d'Antras, premier fils mâle de son oncle Bertrand, la seigneurie de Flourés avec tous ses fiefs et censives, le moulin appelé de Flourés avec ses fiefs et les métairies nobles de Flourés, situées au territoire de Creschies, et la métairie appelée à La Monge, et charge ledit Nicolas de porter les nom et armes de Flourés, et s'il meurt sans enfants mâles, lui substitue ses frères l'ordre de primogéniture gardé, et à ceux-ci le plus prochain du nom d'Antras « in gradu parentele masculine, » Laisse à Bertrand de Montauban la jouissance desdits biens, et pour tous ses autres biens elle nomme son héritière universelle Berguine, sa sœur, « uxor Domini de Podio » et Bertrand d'Antras, son oncle.

VIII. BERTBAND D'ANTRAS, co-seigneur de Pallane et du Litges, deuxième fils de Dominique d'Antras, seigneur de Flourés, et de Jeanne de La Violette, a continué la descendance des seigneurs de Flourés. Le 5 mars 149i étant mandé pour la guerre, et sur le point d'aller rejoindre la compagnie

220 ArrEXDiCE ii.

du sénéchal de Toulouse, dont il était homme d'armes, il fit son testament devant Dominique Describan, notaire de Marciac, et institua pour son héritier universel Jean d'Antras, son frère. Il est dit dans le testament, âgé de 26 ans. En 1505 il est témoin du testament de Nicolas III d'Antras, son oncle, et est nommé en 1521 dans celui d'Andrive d'Antras, sa nièce, dans lequel il est dit qu'il avait épousé demoiselle Jeanne de Paumes, Il en eut :

1° Nicolas, institué par sa cousine Andrived'Antras, héritier universel des biens de Flourés, Crescliies, etc. Il est dit dans une ordonnance rovale rendue en faveur de Jean d'Antras, neveu de Nicolas, au sujet de la terre de Flourés, qu'à l'époque du testament d'Andrive, Nicolas était au service du roi, bien qu'il fût fort jeune, et qu'il trépassa au voyage de Naples, et que par suite de sa mort ses biens demeurèrent acquis à Bertrand, son frère;

2^ Bertrand, qui continue la descendance;

3° Coulanot (Colas), nommé au testament d'Andrive, et témoin, en 1544, de celui de Jean II d'Antras, seigneur de Samazan;

4° Bernadot, témoin avec son frère Colas du testament de 1544, où ils sont qualifiés « frères et seigneurs de Flourés. »

IX. BERTRAND D'ANTRAS, co-seigneur de Pallane et du Litges, devint seigneur de Flourés par la mort sans enfant de son frère aîné, Nicolas, en vertu de la substitution apposée au testament d'Andrive d'Antras, sa cousine. Il ne put entrer en possession de ces terres dont la jouissance appai'.enait à Bertrand de Montauban, lequel s'était remarié et habitait le château de Flourés. L'ordonnance royale dont il a déjà été question, dit, qu'à l'époque du testament d'Andrive d'Antras, Bertrand

Estoit en enfance et pour raison de la merastre qui estoit en la maison, et bonne volonté de nous continuer le service au faict des guerres come tous ses prédécesseurs, demoura absant vingt-cinq ans ou environ sans revenir en ladite maison, jusques environ l'année mil cinq cent quarante-sept; au quel temps à peyne adverti de la

disposition de la dite dame Andrive, dame de Flourés, se retira au juge ordinaire de Beaumarchez pour avoir constraincte contre les détenteurs de cèdes et papiers reteneus par feu M*''" Latappie quand vivoit notaire de Beaumarchez ayant reteneu le testament de la dite feu Andrive d'Antras, en vertu duquel avoit introduit instance contre Serène do Montauban, filhe du second lit dudict feu de Montauban, mil cinq cent cinquante un, etc. Au quel temps (1555) pour nostre service ayant esté dressé armée soubs la conduite du feu sieur de Guyse, le dict feu Bertrand d'Antras, père de l'exposant (Jean), postposa la continuation de la dicte instance au service que nous devoit aux fins de la guerre. Dou reveneu obtint l'an 1560, de nous aultres lettres a vous adressantes pour la poursuite de la dite instance. Ce a quoy procédé et apointé, etc., seroient surveneus en cestuy nostre royaume les troubles pour le faict de la religion, occasion de quoy le dit feu Bertrand lors homme d'arme de la compagnie de nostre très cher et amé cousin le prince de Nemours, feust de rechef constrainct laisser la dicte instance pour nous faire service au faict de la guerre, où se seroit continuellement occupé que y seroit trespassé délaissant l'exposant premier masle portant le nom et armes de Flores âgé seulement à présent de dix-sept à dix-huict ans... »

Bertrand d'Antras avait épousé demoiselle Gentibe de Montesquiou avant le 19 avril 1548; à cette date, Gentibe, femme de noble Bertrand d'Antras, co-seigneur de Pallane et du Litges, acquiert pour la somme de 200 livres tournoises la métairie dite ^Arhugères, en la jurisdiction du Litges, sous la directe des seigneurs de Samazan et Flourés, et de Tabbé de La Gaze-Dieu. Le 10 août 1551 il renouvela avec Bernard d'Antras-Samazan, seigneur de Pallane, le pacte de rachat de la vente de « huictante livres de fief noble sur certains habitants du terroir de Pallane, consenti par feu noble Bertrand d'Antras, co-seigneur de Pallane, quand vivait du lieu des Litges son père, » audit Bernard d'Antras, aussi co-seigneur de Pallane, devant Jehan de Francia, notaire de Marciac. Bertrand fut père de :

1° Jean, qui suit;

2° Probablement Françoise d'Antras, mariée vers 1560 à messire Jean de Lavedan, seigneur de Horgues. Elle était veuve en

2i2 APPENDICE II.

1593, et sa fille, Gabrielle, était placée à cette date sous la tutelle de noble Gabriel de Labarthe-Giscaro, seigneur de Montignac. Gabrielle épousa Gaston d'Armagnac-Oléac, souches des d'Armagnac de Horgues, éteints à la fin du siècle dernier. (L'impossibilité de rattacher cette Françoise aux autres branches de la maison d' Antras nous a fait penser qu'elle appartenait à celle de Flourés, que nous sommes obligés de donner d'une manière incomplète faute de documents, la plupart des titres de cette branche ayant passé, avec les terres, dans la maison de Montaut); 3° Jeannette, veuve en 1616 de noble André de Talba.

X. JEAN D'ANTRAS, seigneur de Flourés, Creschies, coseigneur du Litges, était miiiear à la mort de son père, arrivée suivant Tordonnance royale en 1363. Il est dit fils aîné de Bertrand, ce qui suppose d'autres enfants dont nous n'avons pu retrouver les noms. Il fut remis en possession des terres seigneuriales de Flourés en vertu des lettres royaux, déjà cités, rendus contre Serène de Montauban, fille de feu Bertrand de iMontauban, et épouse de noble Julien de Médrano, « estranger natif d'Espaigne. » Il épousa noble demoiselle Madeleine de Boulouix, fille de messire Pierre de Boulouix, seigneur de Mimort, et de dame Frise de Nasse, dont il n'eut que des filles :

1° Frise, dame de Flourés, qui suit;

2® Catherine, mariée à noble Jean de La Violette, seigneur du Cassagnau, fils d'autre Jean de La Violette et de Delphine de Roux. Catherine était veuve en 1635;

3° Françoise, mariée à noble Annet d'Antras, sieur de Carchelles, par contrat du 26 juillet 1616 (souche des seigneurs de Gardères). Françoise reçut à son contrat de mariage une donation de Jeannette d'Antras, sa tante, veuve de noble André de Talba (?), habitant de Marciac.

XI. FRISE D'ANTRAS, dame de Flourés et Creschies, épousa, par contrat du 12 mars 1603, César de Montant, seigneur de Barthère, deuxième fils d'Antoine de Montaut, seigneur de Barthère, et de Jeanne de Gelas de Bonas. Antoine

était le deuxième fils de Jacques de Montaut, seigneur de Castelnau-d'Arbieu. Jacques était fils de Géraud. Géraud était fils du célèbre Bernard de Montant, seigneur de Castelnau, dont parle Monluc (t. i, p. 41), qui fut un bon capitaine très mêlé aux guerres de Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François I". Frise cf Antras, étant veuve, se remaria avec noble Gabriel de Laffitte, seigneur du Vignard (de la maison de Lafitte-Montagut). Elle en eut Arnaud-Guillaume de Lafitte. (Voir Courcelles, t. VI.) De son union avec César de Montant Frise d'Antras eut :

XII. ARNAUD-GUILLEM DE MONTAUT, seigneur de Flourés, marié avec demoiselle Françoise dCEslève, fille de noble Jean d'Estève, vice-sénéchal d'Armagnac, et de Jeanne d'Antras de Cornac, fille de fauteur des Mémoires et de Françoise de La Violette.

XIII. GABRIEL DE MONTAUT, seigneur de Flourés, maintenu dans sa noblesse par jugement du 4 décembre 1700.

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