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B. J.M dessus t du nerf optique.
Article HL
Artère carotide interne .
(Branche de la carotide primitive).
La carotide interne monte le long de la colonne vertébrale, entre dans le crâne par le canal carotidien. Près du sinus caverneux, la carotide interne donne quelques rameaux qui accompagnent le nerf moteur externe, le moteur commun et le trijumeau. Arrivée en dedans de l’apophyse clinoïde antérieure, la carotide interne donne naissance à la branche ophthalmique, et se divise dans la boîte osseuse en artérioles communicantes de Willis, choroïdiennes et cérébrales.
Artère ophthalmique .
Ce vaisseau fournit une multitude de rameaux destinés particulièrement à l’œil, dont quelques-uns s’étendent jusqu’aux parties accessoires. L’ophthalmique naît dans le crâne, de la carotide interne, derrière l’apophyse clinoïde antérieure, et entre dans l’orbite en traversant le trou optique, se plaçant tantôt en dehors, tantôt au-dessus, tantôt en dedans du nerf de la seconde paire (optique).
Article IV.
A. Branches que donne V ophthalmique en dehors du nerf optique.
(La lacrymale et la centrale delà rétine).
Branche lacrymale.
Née de l’ophthalmique dans la cavité orbitaire, elle se dirige jusqu’à la glande lacrymale, où elle s’insinue. Dans son trajet, elle fournit des rameaux à l’iris (ciliaires) et aux muscles abaisseur, abducteur, adducteur, élévateurs, aux deux paupières, où ils s’anastomosent avec la musculaire inférieure, la palpébrale supérieure et l’inférieure de l’ophthalmique, avec la temporale superficielle, et forment sur chaque cartilage une arcade vasculaire. Au delà de la glande lacrymale, l’artère du même nom se subdivise et va se perdre en plusieurs ramuscules dans l’angle temporal des voiles mobiles.
Artère centrale de la rétine .
Cette petite branche naît de l’ophthalmique, dès son entrée dans l’orbite.
La centrale de la rétine provient parfois, soit des ciliaires, soit des musculaires. Quoiqu’il en soit, ce vaisseau à sang rouge pénètre le
nerf optique à son centre, et va s’épanouir sur la face interne de la rétine sous forme d’un réseau, dont Ruyscli a fait une membrane particulière.
Disons aussi qu’Albinus a trouvé un ramuscule parti de la centrale, qui traversait le corps vitré à son centre, et donnait même des ramifications à la membrane hyaloïde et jusqu’à la cristalloïde postérieure. Nous pensons, à ce sujet, que le canal hyaloïdien de Jules Cloquet justifie l’observation d’Aibinus.
Article V.
B. Branche que donne Vophthalmique au-dessus du nerf optique .
(La sus-orbitaire; les ciliaires ; et les deux musculaires supérieure et inférieure).
Branche sus-orhilaire .
Elle tire son origine de l’ophthalmique, accompagne le nerf du même nom jusqu’à l’ouverture orbitaire antérieure. Dans son trajet, elle envoie des rameaux aux muscles élévateurs et au périoste de l’orbite. A sa sortie du trou orbitaire antérieur, elle se partage en deux rameaux, dont un supérieur sort par l’ouverture orbitaire supérieure pour se rendre au muscle palpébral, sourcilier, frontal et pour s’anastomoser avec des provenances de la temporale superficielle et de la frontale. L’autre rameau inférieur sort de l’orbite vers l’angle temporal et va se distribuer dans le muscle palpébral et le muscle sourcilier, pour s’unir ensuite aux rameaux de la temporale et de la lacrymale.
Artères ciliaires.
Leur nombre est indéterminé ; il y en a de deux à dix. Nées ordinairement de l’ophthalmique , elles tirent quelquefois leur origine soit des musculaires inférieures, soit de la sous-orbitaire, soit de l’ethmoïdale postérieure, soit enfin de la lacrymale.
Toutes accompagnent le nerf optique jusqu’à la sclérotique; là, elles s’anastomosent les unes avec les autres avant d’entrer dans la coque de l’œil.
Le nombre de ces anastomoses s’est élevé jusqu’à trente et plus haut pour former les ciliaires ; toutes ces ramifications pénètrent isolément les tuniques de la coque oculaire, pour &e diviser en ciliaires longues, en ciliaires postérieures ou courtes et en ciliaires antérieures.
Ciliaires longues. Ces rameaux sont distincts des autres dès leur origine. Leur nombre est restreint à deux. Ils cheminent entre la
sclérotique et la choroïde jusqu’au corps ciliaire ; là, ils se divisent chacun en deux ramuscules qui s’écartent à angle obtus, lesquels ramuscules s’anastomosent avec ceux venant des ciliaires antérieures, et concourent ensemble à former sur la circonférence de l’iris le grand cercle artériel très-remarquable dans sa congestion.
De la concavité de ce cercle, naissent un grand nombre de ramuscules secondaires plus petits, qui, anastomosés diversement, forment, sur la partie médiane de l’iris, un second cercle nommé moyen. De ce cercle artériel moyen, partent une infinité de ramifications très-tenues, convergeant toutes vers la pupille à l’instar d’une fleur radiée. Arrivées au bord pupillaire, elles s’entre-croisent de mille manières pour former autour de cette ouverture un troisième anneau artériel, qui a été regardé par quelques anatomistes, comme un muscle dilatateur de la prunelle.
Ciliaires ‘postérieures . Plus nombreuses que les ciliaires longues, elles voyagent sur le bulbe de l’œil entre la sclérotique et la choroïde, où, après avoir fourni des ramifications à ces deux membranes, elles se subdivisent en un grand nombre de ramuscules tenus qui s’écartent tous à angle aigu. Plusieurs s’anastomosent les uns avec les autres, plusieurs avec les ciliaires antérieures, d’autres enfin, dépassent le corps ciliaire et vont aboutir au grand cercle artériel de l’iris, après avoir fourni des ramuscules aux procès ciliaires.
Ciliaires antérieures. Ces dernières ne naissent pas directement de l’ophthalmique, elles sont fournies soit par les musculaires, soit par la sus*orbitaire, soit par la lacrymale [rameau de Vophlhalmique). Quelques-unes se rendent jusqu’à la cornée.
Branches musculaires .
Elles sont au nombre de deux : Une supérieure et une inférieure. Elles naissent de l’ophthalmique.
Lorsque les musculaires sont arrivées près de la sclérotique, elles fournissent vers l’union de cette tunique albuginée avec la cornée, quelques ramuscules déliés qui traversent la coque de l’œil, et se divisent en huit ou douze ramifications lesquelles se rendent au corps ciliaire ; quelques-unes se perdent dans le grand cercle artériel de l’iris.
Plusieurs de ces ramifications s’anastomosent avec les ciliaires longues.
1° Branche musculaire supérieure. Elle n’existe pas toujours. Les principales ramifications de cette branche artérielle se rendent à l’élé-
vateur oculaire, à l’élévateur palpébral, au grand rotateur de l’œil, à la sclérotique et au corps ciliaire. Quand la musculaire supérieure manque, c’est la lacrymale, la sus-orbitaire qui supplée à moins que les ciliaires ne le fassent.
2° Branche musculaire inférieure. Celle-ci existe constamment. Par ses divisions elle se rend aux muscles adducteur, abaisseur, abducteur,^ au petit oblique et au sac lacrymal. Quelques ramifications s’anastomosent avec la sous-orbitaire de la maxillaire interne.
La musculaire inférieure peut aussi fournir une ciliaire qui concourt à la formation des arcs iriens.
Article VI.