CHAPITRE XXXII
M. de Saiot-Amoar écrit quelques lettre» daoa le royaume et au dehors eu eavoyant des exemplaires de son Journal.
Ceux d'entre les amis de M. Arnauld qui se flattaient toujours de l'espérance de la paix et ne pouvaient souffrir sans peine qu'il opposât de si fortes raisons à leurs spécieux desseins d'accommodement avaient encore une inquiétude incomparablement plus grande au sujet du Journal de M. de Saint-Amour, qui n'était arrivé en France qu'avec des peines incroyables. Et comme ils étaient persuadés que la seule publication de ce qui était arrivé à Rome sous le pontificat d'Innocent X, touchant les cinq propositions et la constitution de ce pape, ruinerait toutes les mesures, et irriterait les Jésuites plus que tout ouvrage qui eût paru, ils firent tous les efforts imaginables pour empêcher qu'il fût mis au jour dans un temps où ils ne désespéraient pas encore de re-