LIVRE XXXIV
Au 7« jour, 14 décembre, qui est retenu pour la piété de M^' le Prince de Conti et de U^^ la Princesse, sa femme, et pour demander à Dieu sous l'aveu de la Sainte Vierge les bénédictions et les faveurs du ciel pour leurs Altesses, M»"" Tévêque du grand Caire y dira la sainte messe, et Ms»" de Noyon, comte et pair de France, y fera la prédication*.
Au 8' jour, 15 décembre, qui est réservé à la piété et au zèle de M^' le duc de Verneuil, abbé de Saint-Germain-des-Prés, et pour demander à Dieu, sous l'assistance favorable de la mère de Dieu, les grâces et les faveurs du ciel pour Son Altesse, le très Révérend Père prieur de la dite abbaye et grand vicaire de Monseigneur y dira la sainte messe, et M»' Pévêque d'Amiens y fera la prédication, et fermera cette royale octave de cette sainte cérémonie par la bénédiction du Saint Sacrement.
Le tout à la gloire de Dieu et à la pureté immaculée de la conception de Marie.
Quelques prélats des autres diocèses ont imité cet exemple depuis ce temps-là, et ordonné des octaves de la Conception pour accroître de jour en jour cette dévotion nouvelle. Mais des personnes judicieuses croient que le bref du pape Innocent XI* qui condamne l'office de la Conception, pourra y causer quelque changement, et arrêter un usage qu'il serait assez difficile de justifier par les règles et l'autorité de la tradition.