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2. On ne dit pas comment il fut traité. Il manque évidemment quelque chose au ms. D'ailleurs une grande croix à la marge semble indiquer que la phrase a été jugée défectueuse par un correcteur.
plus propre que la méthode dont on use dans les prédications ordinaires, parce qu'ils faisaient parler ceux qu'ils voulaient déshonorer en des termes qu'ils avaient inventés eux-mêmes pour les rendre plus odieux. Ainsi ils faisaient dire à M. d'Ypres et à ses défenseurs toutes les folies et toutes les extravagances du ministre de Groningue, sans même qu'ils eussent aucune connaissance de ce livre. Car nul d'eux ne l'avait vu, et il n'y en avait qu'un très petit nombre qui sussent qu'il eût jamais paru en public. PJnlin leur opiniâtreté à continuer ces conférences et à calomnier cet évêque dont la mémoire était jointe à une idée de sainteté dans l'esprit de leurs auditeurs fut blâmée généralement par leurs amis et par leurs ennemis, et ils avouèrent eux-mêmes que leurs invectives n'avaient servi qu'à les décrier, et que de longtemps ils ne seraient eu état de réparer cette perte.
On mandait aussi par la même lettre que le jubilé était encore en suspens, et que l'internonce le refusait toujours avec une dureté effroyable, accusant toujours l'archevêque de Malines d'être la cause de ce mal par le refus qu'il faisait de donner au pape tout le contentement qu'il attendait de lui dans la publication de sa constitution; que néanmoins ce bon archevêque se rendait à tout ce qu'ils désiraient de lui; et qu'il ne leur résistait plus qu'en une seule chose, parce qu'il ne pouvait l'accorder sans blesser visiblement la vérité et la justice, savoir touchant le projet de la lettre pastorale au pape que ce ministre du Saint-Siège voulait extorquer de lui, et sur le sujet de laquelle il ne voulait point se relâcher ; que les peuples demandant cette grâce avec beaucoup d'empressement, on se contentait de leur répondre que la seule opiniâtreté de ce prélat les empêchait de la recevoir, parce qu'il était résolu de ne la leur point accorder que leur archevêque n'eût satisfait à son devoir. Mais il n'y avait rien de plus surprenant que cette défaite, puisque la publication de cette bulle avait déjà été faite par l'autorité de l'internonce sur l'envoi des copies que l'archiduc lui avait permis de faire dans l'étendue du diocèse de Malines, jusqu'aux moindres villages.
Les lettres du 9 du même mois portaient que les principaux ministres du roi d'Espagne qui avaient soin des affaires de Rome reconnaissaient par l'emportement des Jésuites et
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par le trouble qu'ils causaient partout depuis la décision de l'affaire des cinq propositions, qu'ils avaient fait une très grande faute de ne pas porter Sa Majesté catholique à demander un concile pour terminer ce différend lorsque les députés des évéques de France étaient à Rome, et qu'on sollicitait auprès de ce roi, au nom de l'Université de Louvain et des États de Brabant, qu'il permît une députation vers Sa Sainteté, et qu'il l'appuyât de son autorité et de l'honneur de sa recommandation; car ils jugeaient bien que tous les troubles et tous les différends qui se formaient sur ce sujet ne se termineraient jamais que par cette voie. On apprenait tout de nouveau, par une autre lettre du 13 de ce mois, que M. Tévêque de Tournay avait fort poussé les Jésuites touchant VAlmanach lorsqu'ils avaient eu l'insolence de le lui faire voir, et qu'il leur avait fait une réprimande fort sévère en présence de deux Jacobins qui s'y étaient rencontrés, leur déclarant qu'ils n'avaient pu sans impiété représenter M. l'évêque [d'Ypres] dans la posture d'un homme tout effrayé, et traiter ainsi un homme très sage et un très savant évêque, qui était mort en odeur de sainteté, et dont la mémoire était en bénédiction par toute la Flandre.
Cependant ces Pères, pour triompher du résultat de l'assemblée du Louvre, avaient assiégé M. de Gand pendant quelques jours, comme pour l'accabler de cette nouvelle et des lettres que les évoques qui avaient assisté à cette délibération avaient écrites au pape et à leurs confrères dans les provinces. Mais ce prélat les avait rejetés en opposant à leurs insultes le bref adressé à M. de Tulle et la déclaration que Sa Sainteté avait faite à M. de Valençay, et encore depuis peu de temps à des personnes de condition.
Ils avaient fait imprimer en deux colonnes ces lettres des évêques de l'assemblée au pape et à leurs confrères. Mais ce bref adressé à M. de Tulle était une merveilleuse contrebatterie, et servait merveilleusement à [développer un jour le mystère de cette intrigue, n'y ayant point de meilleur interprète des intentions du pape sur ce sujet que le pape même.