‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 115 sur 440 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Le pape donne deux brefs, l'un contre le mandement des grandsvicaires de Paris, et l'autre contre' M. de Sens.

Il ne se pouvait rien ajouter à la chaleur avec laquelle M. le nonce travaillait à la ruine du mandement des grandsvicaires de M. le cardinal de Retz, et il ne manquait à rien de ce qui pouvait [y] contribuer, soit auprès du roi, soit auprès du pape. Quoiqu'il eût dit, ainsi que nous avons vu, que tous les docteurs de Paris condamnaient cette ordonnance, néanmoins il est certain que M. Chapelas, d'ailleurs peu affectionné à la cause des disciples de saint Augustin, s'était plaint du procédé que les Jésuites et les docteurs de la Faculté, ses confrères, tenaient sur ce mandement en s'y opposant avec tant de passion. Il avait déclaré en présence d'un de ses amis qu'il voyait bien que ce n'était pas seulement à la doctrine qu'on en voulait, mais que c'était principalement aux personnes contre qui on excitait cette tempête pour les confondre, et il reconnaissait que cette doctrine était mise à couvert par cette ordonnance, par les constitutions des papes et par tout ce que les évéques avaient fait dans les Assemblées du clergé*.

Mais M. Cornet était celui de tous les docteurs en qui M. le nonce avait la principale créance ; et l'ayant consulté sur ce mandement, il en avait reçu cette réponse^ qu'il envoya promptement k Rome : Hoc mando.tvm pessumdat et destruit quidqnid decretum haclenus fuit adversus doctrinam

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