‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 282 sur 440 · Paroisse à quatre lieues de Pontoise (Seine-et-Oise · texte numérisé non relu

Paroisse à quatre lieues de Pontoise (Seine-et-Oise

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curé tâchait de garder dans la couduile de son peuple lui ayant attiré la jalousie de quelques personnes de sa profession, on se servit de l'occasion de la signature du formulaire pour lui causer de l'embarras. On afTecta le temps de Pâques pour exécuter avec plus d'éclat ce qu'on avait pro-jeté contre lui. Dans le temps même qu'il était occupé à réconcilier dans sa maison deux des principaux de ses paroissiens, qui avaient quelques différends ensemble, M. Nicolas Rousseau, curé de Moussy, et doyen de Magny*, accompagné de M. Nicolas Santerre*, curé de Cléry, de M. Louis Trouïllette, curé de Neucourt, et de M. François Bérée, vicaire de Cléry, se rendirent à sa maison à l'issue de vêpres, en vertu d'une commission de M. l'archevêque de Rouen, dont ce doyen était le porteur. Lorsque l'affaire de ces deux habitants fut terminée, le sieur curé de Moussy dit à son confrère le sieur curé de Chars qu'il venait de la part de M. de Rouen, leur archevêque, et par son ordre, pour lui faire signer le formulaire de foi purement et simplement sans aucune restriction ni réserve. M. Pasquier lui répondit qu'on ne lui avait encore rien signifié sur cela; que c'était une affaire de conséquence qui méritait beaucoup d'attention; qu'avant toutes choses il le requérait de lui donner communication de son pouvoir et de sa commission, du mandement et ordonnance de M. l'archevêque de Rouen touchant la signature, et du formulaire qu'il lui proposait de signer, et de lui laisser acte du commandement qu'il lui faisait de souscrire; et que comme il était tellement occupé pendant la quinzaine de Pâques à plusieurs actions où sa charge pastorale l'obligeait qu'il ne pouvait vaquer à autre chose, et qu'il ne voulait, ni ne devait rien signer, surtout en matière de foi, qu'il n'en eût une parfaite connaissance, lui demandait vingt- quatre heures, après la quinzaine de Pâques qui expirait dans cinq jours, afin de pouvoir lui faire sa réponse, après avoir vu et considéré toutes choses, l'assurant qu'il ne manquerait pas de faire ce qui serait convenable et ce qu'il jugerait être de son devoir. Un des ecclésiastiques qui accompagnaient le curé de

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