‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 4)Chapitre 296 sur 440 · CHAPITRE le · texte numérisé non relu

CHAPITRE le

Publication d'un troisième mandement des grands-vicaires de Paris pour la signature.

La mort de M. de Marca et la promotion de M. l'évêque de Rodez ayant établi les grands- vicaires de Paris en pouvoir d'exécuter ce que quelques-uns d'entre eux projetaient depuis tant d'années contre les disciples de saint Augustin, ils crurent qu'il était temps de faire main basse, et d'user des armes de l'Église pour exterminer des ecclésiastiques très catholiques et un très saint monastère, sous prétexte d'une hérésie qu'il leur plaisait de leur attribuer. Le mandement qu'ils avaient dressé pour cela, et qui par une sévérité inouïe contenait une suspension ijow facto contre ceux qui ne signeraient pas purement et simplement le formulaire, et qui entreprendraient de faire la distinction du droit et du fait, fut publié le dimanche... [sic) juillet dans les paroisses de la ville, et la disposition de la cour était de le faire exécuter dans toute son étendue. Voici sa teneur*.

[Voyez l'imprimé.]

M. Bail, qui se regardait chargé de l'exécution de ce mandement, ne différa pas d'un moment pour jeter la terreur dans le cœur des religieuses de Port-Royal par le bruit de ce nouveau tonnerre qui venait de retentir dans toutes les paroisses de la ville. Y étant allé le deuxième jour de juillet fort tard, il y joignit des menaces personnelles, et dès ce temps-là ceux qui croyaient être les mieux instruits de l'état des choses étaient persuadés que l'on allait exiler en d'autres maisons les plus éclairées et les plus généreuses

Page 1