LIVRE XXIX
parmi lesquels le cardinal neveu attribua cette affaire à une pure boutade des Français, sans se mettre en peine d'y remédier. Cela donna lieu à des craintes réciproques. L'ambassadeur se crut obligé de pourvoir à sa sûreté en faisant venir quelques soldats dans son palais et en ne marchant par la ville qu'avec une grande escorte de gens armés. Les parents du pape de leur côté firent poser plusieurs corps de garde du palais de cet ambassadeur (*ec), et donnèrent ordre qu'on ne lui fournît qu'une certaine quantité de pain. Le reste du mois d'août se passa dans ces défiances de part et d'autre, jusqu'à ce que les ordres de la cour étant venus au duc de Créquy, il prit la résolution de quitter Rome.