M s. : « humiliantes », barré plus tard
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s'agit de rien moins que d'un bonheur ou d'un malheur éternel. Il conçut dans ce dernier temps un fort grand mépris de toutes les choses du monde. Et quoique toute la France fût en prières pour demander à Dieu la prolongation * de ses jours, il fît sa principale occupation des pensées de l'autre vie.
Il eut soin de faire baptiser M. le Dauphin, son fils, dans Saint -Germain-en-Laye, où il était, et le fit tenir sur les fonts par M. Jules Mazarin, à qui le cardinal de Richelieu avait procuré l'honneur du cardinalat en l'an 1641, et par Mme la princesse Charlotte de Montmorency*. 11 fit aussi une disposition pour le gouvernement du royaume, en limitant la régence de la reine Anne d'Autriche, son épouse. Mais ce règlement n'eut pas de lieu après lui, et elle eut tout le pouvoir que les reines régentes avaient eu après la mort de leurs maris. Après toutes ces précautions publiques, domestiques et particulières, il expira à Saint-Germain, le 14 mai 1643. Il était exempt des vices personnels qui n'accompagnent que trop souvent la souveraine puissance des princes; mais il s'était plutôt laissé gouverner pas ses ministres que d'agir en souverain, et de prendre part aux gi audes choses qui se sont faites sous l'autorité de son nom, pendant un règne de quaranle-trois ans.
La jeunesse de Louis XIV, son fils, qui n'était pas âgé tout à fait de cinq ans, enfla le cœur des étrangers; mais Dieu se déclara en sa faveur pour la protection du royaume, par une victoire signalée que M. le duc d'Enghien' remporta sur eux à la bataille de Rocroy, qui fut raffermissement de la monarchie. Le peuple, qui aime toujours le^ changements dans l'État, attendit toute sorte de prospérités par le gouvernement de la nouvelle régente. Elle rappela d'abord les princes exilés et les prisonniers d'État. Elle appela au ministère M. l'évèque de Beauvais, son grand aumônier, qui lui avait toujours été fidèle, et avait exposé toutes choses pour son service. Elle écrivit même au pape