CHAPITRE V
Réponses de M. Ilallier, de Petrus Aurelius, de M. Le Maître et de M. Paul Harisse, prêtre, aux libelles des jésuites et de leur partisans. Us se plaignent au roi et donnent aux évêques un désaveu équivoque.
11 était difficile d'exprimer quelle fut la joie des jésuites après la publication de tant de libelles et particulièrement de ceux de Floyd. Gomme ils croyaient s'être signalés par une victoire sur l'épiscopat, ils s'attribuaient à eux-mêmes l'honneur et la gloire du triomphe; ils s'en vantaient publiquement dans les Pays-Bas, mais ils ne pouvaient retenir dans Paris la satisfaction qu'ils recevaient d'un succès si avantageux. Ils se persuadaient qu'après avoir renversé toute la Faculté de Théologie, il ne leur restait plus qu'à en recueillir les dépouilles, et ils croyaient s'être vengés des injures qu'ils en avaient reçues autrefois et des affronts qu'elle venait de leur faire tout de nouveau. Mais cette victoire ne consistait que dans leur imagination, et le triomphe dont ils se flattaient devait être de courte durée. Dieu, qui condamnait leurs emportements du liuut du ciel, suscita sur la terre en plus d'un endroit dus défenseurs ù son Eglise, et ne voulut pas permettre que les droits de son épouse fussent comme abandonnés au pillage de ses enfants révoltés.