‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 5)Chapitre 308 sur 522 · Gilles Coninck ou Régius, jésuite · texte numérisé non relu

Gilles Coninck ou Régius, jésuite

3. Michel de Bay ou Baïus (1313-1589), professeur puis chancelier de l'Université de Louvain, qui le députa au concile de Trente. Plusieurs de ses propositions sur la grâce, le libre-arbitre et les bonnes oeuvres furent condamnées à la demande des Jésuites par Pie V et Grégoire XII. Réfuté avec modération par Bellarmin, il fit sa soumission.

Aurelium, qui justifiaient, M. dTpres de point en point. On voit dans ce second écrit des vers léonins» très ridicules que les Jésuites avaient faits à la louange de M. d'Ypres', quand il avait fait son entrée dans sa ville épiscopale. Voici ce qu'ils contenaient :

Battava gens prolem, velut in caligine solem,

Parturlit, zona lux minus orta bonâ.

Patria Leerdamutn quali hune dat stipite ramuml

Expers vita doli ; patria digna coli; Innocuus vilae vir relligionis avilae :

Omnis abest labes : nomen et omen habes. 0 niveam mentem, humanae nil fœcis habentem!

Candidus ore color, totus ut esset olor. Virtutum flores, doctrinae spargit odores ;

Cornelii vita est floridanumquid ita est?*...

Et en parlant du bonnet de docteur qu'il avait reçu à Louvain, ce poète en faisait ainsi l'éloge :

Mox cingit lauro, dignus quem cingeret auro Lovanium, In mitrâ quem modo cernis Ipra.

Pulpila conscendit, quis non ex ore pependit? Subtilem totum quis neget esse Scotum?

Quam bene divinas res tractât ul aller Aquinas ! Thelologos Soares gaudet habere pares.

Dein velut in scenam scripturse ingressus arenam Orbe fuit toto clarus ut ipse Soto.

Et sur ce que M. d'Ypres avait pris pour devise ces mots : In veritate et charitate, le jésuite relevait son mérite par ces beaux vers :

Nunc unum restai, quod paucis dicere praestat :

Verus corda moves, carus amore foves.

Te verum et carum reddunt insignia clarum.

0 quam verba duo Praesule digna suo.

Non novit ficlis palpare aut ludere diclis,

Proxima mens divis, œmula facta nivis Parcus verborum, spéculum venerabile morum,

Quemque silere docet : garrula iingua nocet,

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