‹ Mémoires sur l'histoire ecclésiastique du XVIIe siècle (1630-1663) (volume 5)Chapitre 466 sur 522 · LIVRE vir · texte numérisé non relu

LIVRE vir

nies et d'erreurs, qu'il intitula : blogium D. Augustmi; umbra ejusdem. Novœ doctrinse epitaphium. Antithesis Cornelii Jansenii et JK Augustini, Authove P. L.

C'était pour lui une fort grande entreprise de vouloir exécuter tant de choses dans un livret qui ne contenait guère plus de trente pages, en y comprenant son épitre dédicatoire à M. le chancelier. Il ne relevait saint Augustin par son éloge que pour accuser M. d'Ypres de l'entendre d'une manière toute contraire à la toi de l'Église de Rome. « Erravit Pelagius, disait-il, dum aliter de gratia sensit quam Augustinus. Errât Jansenius dum Augustinum aliter intelligit quam Roma crédit. » L'ombre de saint Augustin était un petit poème dans lequel il faisait revenir ce saint docteur de l'autre monde pour déclarer sa véritable doctrine contre les prétendues falsifications de Jansenius. 11 y faisait parler ensuite la liberté, la grâce en général, la grâce suffisante, la grâce efficace, et l'ombre de saint Augustin concluait en faveur du molinisme. Le tombeau et l'épitaphe de la doctrine qu'il nommait nouvelle étaient de ce même style plein d'aigreur, de venin et d'insolence; et les passages de saint Augustin qu'il alléguait dans ses antithèses pour les opposer aux thèses de Jansenius étaient ou tronqués ou falsifiés.

Comme ce jésuite avait demeuré longtemps à Lyon, et était même procureur général de cette province etc.

[Voyez la suite au Journal de Saint-Amour, partie 5, chap. 6.]

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