‹ Mémoires sur la ChineChapitre 198 sur 220 · ORCHESTRE · texte numérisé non relu

ORCHESTRE

D'après une gravure chinoise.

unique dans lequel on souffle par une de ses extrémités; le ti-tso. tuyau analogue, dont on joue en soufflant par une ouverture pratiquée au corps de l'instrument, et enfin le son, ou sen, qui a une embouchure adhérente à la base de l'instrument et treize tuyaux, ou plus, de longueur inégale. Le son remonte à une haute antiquité. On pourrait indiquer encore une guitare à quatre cordes, pi pa, qui paraît être la table de Pythagore; le k>;, ou tambour; les cymbales; la corne, tuia-ko: une sorte de trombone, etc.

Les Chinois, n'en déplaise aux inventeurs du langage musical universel à l'aide duquel tous les peuples chanteront leur pensée en un même concert, ont un système musical à part. Ils comptent cinq sons, font usage de neuf caractères, et écrivent

VIE SOCIALE

leur musique suivant une méthode qu'a décrite, dans le numéro de niai 1859 du .Journal oflhe N. G. B. ofthe H. A. S., le révérend E. W. Syle, et qui parait plus simple que la nôtre. La notation du son musical est sans doute susceptible de progrès; il semble même qu'on en ait indiqué déjà, et que le temps doive les faire triompher de la routine et de cet esprit jaloux qui veut tenir les profanes à l'écart.

SAN-CHYEX-TSO.

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