‹ Mémoires sur la ChineChapitre 93 sur 220 · CABOTAGE EUROPEEN · texte numérisé non relu

CABOTAGE EUROPEEN

La navigation côlière et fluviale de la Chine appartiendra bientôt exclusivement aux navires européens, les navires chinois ne faisant guère qu'un voyage dans le nord par an et ne trouvant pas d'assureurs. Plus de soixante bâtiments à vapeur sont employés sur les côtes et les rivières de la Chine. Le Yan-tse-kiang en comptait vingt l'année dernière ; il en compte peut-être le double en ce moment : on préfère, sur ce fleuve, les bâtiments américains et à roues. Il est probable que d'ici à quelques années des navires de construction européenne seront conduits et manœuvres par des Chinois : la marine demande plus d'expérience que de théorie; on sait que les marines qui naviguent le plus et f )nt le plus de travaux utiles, celles d'Angleterre et des États-Unis, sont aussi celles qui sacrifient le moins aux écoles et à la théorie. Le charbon est commun dans le nord de la Chine et sur les rives du Yang-tsekiang.

En outre des Compagnies péninsulaire et orientale et des messageries impériales qui relient la Chine à l'Europe, on doit signaler la compagnie récemment formée sous le titre de China and Japon steam Company, titre qui explique les services qu'elle est appelée à rendre.

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