‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 112 sur 196 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

pendant qu'elle reprenait haleine, observer les mouvemens de l'ennemi. Son télescope à la main, il gravit les éminences voisines, et exanûna attentivement les différentes' gorges par lesquelles il. pouvait se présenter. Il avait achevé sa reconnaissance et rejoignait la troupe ; lorsqu'il fait un faux-pas , chancelle et roule au milieu des rochers. On le relève; il a une jambe fracturée; le sang s'échappe à gros bouillons par sa bouche ; mais il ne perd pas courage ; il rassure ses soldats alarmés et les remet en marche. Jugeant à leur épuisement qu'ils ne sont pas en état d'atteindre Urgel dans la journée, il se décide à s'y traîner lui-même pour leur envoyer des secours. Les débris de cette affreuse retraite gagnèrent enfin la place après laquelle ils soupiraient ; ils ressemblaient plutôt à des spectres, qu'à des créatures humaines.

Deux compagnies de tirailleurs de la colonne de Gurrea qui s'étaient mises en mou-

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