CHAPITRE II
NaUtances iS^i '
Décès T»8ï5
Accroisgement de population . . . ^8
Des trois mille huit cent quarante-trois nouveau-Dés, six cent quarante furent des enfans trouvés, savoir: trois cent trente-sept raâies, et trois cent onze de l'autre sexe, d'où l'on voit qu'ils s'élevèrent à peine au sixième des naissances : il en mourut cinq cent vingtneuf, il en resta cent dix-neuf; les adultes morts dans l'hôpital furent au nombre <lc quatre cent quatre-vingt-cinq.
Pour foncer l'état qui suit les trois premiers trimestres de i SaS nous n'avons pu avoir connaissance du nombre des enlans trouvés pendant le mois de septembre , et pour remplir le vide, nous l'avons supposé proportionnel à celui des deux mois antérieurs. C'est pour nous mettre à couvert de toute responsabilité que nous f^iisoas cette observation.
4o4 LIVBE VI.
Trimestres.
Mariages.
Naissances.
Décès.
7îi^i
Naissances 2677
iDécès 33l4
Dëcroissement de population .... 547
L'état ci-dessus nous montre tttie âituiillbtion progressive dans les tnarîages 'M Haimoi* ces et un accroissement assez visâblë ^aûs les décès. De ces deux effets le premier '^st ^6 4 des causes morales et le second à des taûses physiques bien connues. Dans les trois -trimestres, il est mort dans Thopital quatre tsent quatre-vingt-sept adultes, et trois ^nt trcUtbneuf enfans naturels^ et il n'en était entré ique deux cent vingt-neuf. Cette consid^ation nous engage à insister davantage sur la recommandation que nous avons faite à cet égard. Dalis
CH^PITJIE H. 4P$
les états qye nous donnçyps opus.iite, tQ^pi^ pas compte des décès dçs, hôpitiiùx pii^ùfioq, Voilà tout ce que noH?, pWXftiW ^ffrWiWIi la population de Banwtlçnê- HOHS lîtt^ffl».« te sagacité ^e «os lecteurs l^e^ réfli^ws ^ç. pfçf
i-ésultats. peuvent feir^ q^Ur^i $ï)^>^!^}:P9N^
de vue SQWii leqqpl p^ Ieç,Roiî?îidérer|.;l#«èT decin et le oftturftlist? o]^i^ejÇQDt.^'(#AliAPf« des s*iw)Dsçtd«p pfs^tfm^ çw I^.Tfi^-Muffwiïflt
dans le rappoit d» nQpflfeïe de^ «fl&n% ft^
véfi avec le totpl d#^ iwiwpiiflw» himtnMf
pourra sg former vpçi^éç deiiiffiiqçw^iJ^-^ bliciste et rqmj de l'^iAWinit^ y Vfit9i^,t0^ (léfeut* des ét^bii^^Fpep^, le« «ffli^i^^W^ dont ils sont susceptibles , les obstacles qui s'opposent à la propagation de l'espèce et les moyens les plus propres à les vaincre.
Nous aurions bien voulu terminer ce chapitre .par d'autres renseignenieus relatifs à cet objet; mais les circonstances nous obligent à attendre des temps plus opportuns. Nous au-
4oC LIVRE Vf.
rions parlé, par exemple, des suicides qui avaient eu lieu depuis quelque temps ; nous aurions £ait la nécrologie des hommes dignes de souvenir dont la patrie avait eu à déplorer la perte , et passé en revue les maladies qui avaient le plus désolé et dépeuplé le pays. Cet ensemble aurait présenté un tableau varié et inistructif eo: même temps. Nous nous serions aussi fait un devoir de parler des in&n» ticides , crime horrible , lequel , à ce qur^cm nous assura, était très, fréquent quelques années auparavant, et qui réclame toute la sagesse et la modération des lois pour le prête* nir^ plutôt que leur sévérité pour le punir.
CmJfTBS III. 407'
CHAPltBE III.
BronehH d'iiuhufrie.
Nous n'avons pas besoin de présenter des renseignemens numériques pour foire connaître l'état déplorable dans lequel les sources de la richesse sont tombées dans ces dernières années; les phénomènes de la nature paraissent avoir conspiré avec les évèoemens politiques pour les tarir. La perte des Amériques, une contrebande scandaleuse, l'épidémie, l'état d'inquiétude dans lequel on a vécu, la guerre que l'on a eue à soutenir, le grand nombre de contributions qu'on a exigées du commerce, ont été autant de coupa mortels |k>ur
4o8 IlVfll: Vf.
lui et pour les arts qui formaient auparavant leclat et la puissance de la capitale de la Catalogne. I^ plupart des fabriques avaient été fermées ; les ateliers étaient abandonnés , les artisans mendiaient dans les rues, les labou* reurs déploraient le bas prix auquel la concurrence des grains étrangers avait réduit les leurs, le haut commerce était sans mouvement, et celui de détail réduit au strict nécessaire. H n'y a donc pas lien de douter que les capitaux aient diminué considérablenopent.
Quoique noussoyionscoiiA'ainon^que'leeAè»
iyre|9roMèmede trouver labalan^cediictiÎBdEieik ce nepeut pas se réscRidre^ «ons n'nwiri o as ' p m omis, si cela avait été dans notre pou voir, «d^ •préfiiervter «ipproxîmativement la «ompap*»8ap des gevires impotn^ '0t ex^rtés , ^avec ié<esiiftà de leur vs^leur, 'ks prix imoyens i^î i«e'«otit maintenus .dans le niarcbé , les entr^S'^ct los sorties du dépôt, :la «coifisomiiiatioii ées^gtmtiB et des viandes, let enfi*i , «tout ce qlii' 'poopraît
CHàPITBE m. 4^9 *
répandre de la dar*é $ar le progrès ^1 Ja rértrogradation de notre richesse. Mab c«cî au^ rait été Fo^ivrage de pjtu$ de temps que.HOQS n'eu avoirs e« pou r exéemter ce ^ro^X de rei^Die. Nous devons c>ter, pour ia x^ooçjk^ion*, uAe noiiceqm est tout à l'iBi vaefage ^ «anjÂg^ennsi , c est rérectbii du &na| $iif Ja |>QiQïe du môle commencé. La tour qu'on iappelle h flanteRiie en était tfx^ aépanâe. Nouii ^voti» qu'o» «a^a^ conçu le projet de le ^ineàginONu^eâtet el»mi$ ne sauiûons trop racoiatmiiiMlei* à c^t»^ wUe d'adopter 0ne in rwtiQi;) à la^queîle rbwdanité doH » itaDt de vtess et lainjt dedciiaiMai qutrâ^s efl»« seraient eoBsevëlies wm les jlot» ^ latmmviliB ^u-Mernement aage, par^eaimes. KJyK^ilées pw l'asnoiur dulûeo et uoeéoiqiiHK^e^Wée» fMqot «ncpre rendre à nnddstrté)'eatab|ie^fttcfdgiiai^ etmértter la^reooBnaî^^npedeiiapofMIfaitiMt
tlidions ! V:, î r f
Dam l'année iSao, o« i^it^iMner da^n.sleport
4lO LIVRE VI.
de Barcelone sept bâtimens de guerre; trois mille six cent vingt-cinq marchands espagnols , et deux cent six étrangers; total trois miUe huit cent trente-huit; en i8a i seize mille bâtimens espagnols et cent six étrangers , total onze cent vingt-deux; dans le nombre, trois cent trente-trois étaient à voile carrée et scçt cent quatre-vingt-six à voile latine :on compte, en outre , mille quatre cent quarante-huit bâtimens latins du cabotage de la province.
Au commencement de 1822, on fit une exposition dans la Casa lonja ( bourse de commerce ) des manufactures de la province qui vraiment étonna, à cause du haut degré que, malgré tant de malheurs, le génie lar b(»rieux de ce peuple avait atteint; Le temps qui depuis lors s'écoula n'a pas été le plus favorable pour les progrès des arts et métiers. Nous aimions à croire Qu'une nouvelle exposition aurait présenté encore plus d'éclat que celle-là, qui n'était que le. premier essai.
CUÀPITHE JV. 4ï ^
ÇHAPlTIlfi ly,, ,, , . !
' Bienfaiêànm: ^ '
Les établissemens prià'di|)ây[f tîe cette *dàsiê que Barcelone possède sont : l'hôpital géÀèi^ de Santa CruZy pour les tiiàlâfâëi ,^ les eii&ns trouvés et les fous, fondé en' /ai'îi§ et réédSflè en i638 ; celui à^San Z^zàro;'ag'fégë'an^p^ cèdent, pour le tràiteimeht dès ié)[tf dii, tfe^fe i4o5; celui de 5^172 Pà3fo'; fondé étt^^ifei^ pour les convalescêns ; cA\Â'^ei'W^phèUiU\ créé en iSyo; celui de /^tfiû&id ÎDi^iWàrVôè'dè Santa Marta^ établi en i368pbiiries pélëH'te; la Maison de charité^ érigée éïi i8o3pcmt re-
4l^ LITftC Yl.
cueillir les mendians, et la Maison de nUsèricorde pour les femines, fondée en i583, aux instances du vénérable docteur Diego Pérès de Valdi via , et servie par les religieuses de l'ordre de Saint'François. Chacun de ces établissemens cliaritables avait son administration particoiière, lorsqu'en enécutioQ du règlement donné |>arles cortès, en iSai, ils^rent tous rénms sous rinspection de la junte municipale de l)i(»nfaisance. En vertu de dispositions ultérieures ^ ils ont recouvré leur ancieiOiiç 0<^* nisation.
Ce serait pour nous une tâche extrêmement douce et consolante à remplir que d« ppurolr pr/6seiUer au public le nombre dos in^pîrbin^ qui ont été secourus dan^ ces dernières s^uQ^teis^ malheureusemient %\ fé^ond^s ^p jçalamitéji d# toute 4îspèce. Nou$ nommas persuadé qaefnçnt^ rtilation ue serait pas mj(>in$ agré^le pppr j/^ cœur» pliiiiinthropes , qu'hoQorable pour jw
CHAPltHl; IV. 4*^
vons pu acquérir que 4ts renseignemens incomplets sur rhapital de Santa Gruz et aiH" les maisons de charité qui, à Id vérité, sont les établisseniens les plus impqrtans cle cette na* ture.
Pour ce qui regarde le premier, nous ne ferons plus mention ^d^s êtt&nfi trouvés. Nous avons déjà dit sur C3e sujet , «laM ie diiflpitre de la population , tout ce qui est Arrivé à tto^ tre contiaissance. Nôits noits bomierottft auic malades et aux fous qui! y <eiit dans les an*nées i8ao et 1821, et les onze premiers mois de 1823, car nos recherches sur l'année iSio, n'ont pas eu de succès.