CHAPITRE VI. 3g
étaient également sur le point de manquer.
Ce fbt dans ces extrémités que parut Botten.
Il rendit Tespérance aux assiégés , fondit sur les assaillans et les tailla en pièces. ^
Le commandant Gali dont les troupes avaient été incorporées avec celles du général Rôtten^ devint son chef d'état*major. Les services du lîeatenan1>colonel Van Halen lui valurent la iqème distinction auprès du général Torrijos. Le quartier général de Rotten était fixé à Manresa.
Pendant que les autres généraux ne pouvaient pas faire un pas sans être attaqués par les factieux, le général Manso se promenait paisiblement au milieu de leurs bandes. Quoi* qu'il fut au service de la constitution, les insurgés qui le désignaient de préfér^ice par son nom de baptême, n'avaient pas moins d'égards pour lui qu^il en avait pour eux..
Don José pouvait bien être leur ami ; mais le général Manso était constitutionnel. IL
4o LIVRE I.
était gouverneur d'Ostalrich. L'opinion publique ne lui attribuait pas un mauvais caractère. On se bornait à craindre qu'ainsi que sa modération tenait de la faiblesse, sa philosophie ne touchât à l'infidélité. Peut-être aussi voulait-il faire oublier les excès auxquels il s'était porté. Il était en effet difficile de reconnaître dans ce général Manso l'homme qiii , pour venger une insulte, avait comblé Içs puits avec des cadavres.
Le lecteur ne sera pas fâché de trouver ici les détails d'un fait qui prouve à quelles circonstances tient souvent le développement d'un grand caractère. Au commeocement de la guerre de l'indépendance , le général Manso était garçon meunier dans les environs dt Barcelone. Un cuirassier français lui Ldemandant quelque service avec hauteur, n'en obtint qu'une réponse dédaigneuse. Cette fierté attira un soufflet au Catalan , et ce soufflet coûta des milliers d'hommes à fa France. « Ils