CHAPITRE VII. III
pagnies de chasseurs pour les porter sur un point indiqué. Elles y étaient à peine qu'ime décharge terrible en couche une partie dans la poassâère. Gurrea , accourt à toute bride ,
et prenant sur lui de changer les dispositions du chef d'état-major général , il sauve le reste de la mort.
Malgré l'opposition de Romagosa , le général Zorraquin se logea le soir dans le palais de Févéque où il resta jusqu'à la fin du siège, c'est-à-dire soixante-quatorze jours.
Dès qu'il fut maître de la ville d'Urgel, le général en chef reprit le diemin de la Cerdague à la tête d'une côlontie qui , infanterie et cavalerie, s'élevait à cinq cent quatrevingts honunes. U établit son quartier général à Bellber , et parvint avec sa példte troupe à en imposer aux factieux de la Basse-Catalogne, qui se préparaient à venir troubler le siège de la place d'Urgel. .
Les neiges avaient rendu les chemins im-
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praticables. Les munirions de guerre étaient sur le point de manquer aux assiégeans. Celle pénurie pouvait avoir des suites désastreuses. Le général en chef résolut de tout tenter pour y mettre fin. Il fait passer au général
Rotten l'ordre de réunir les munitions* que réclament les besoins du siège , de s'onvrir un passage et de les condfîre à moitié cdiemin de Bagà à Bellber. Le jour fixé, il prend soixante-dix soldats d'élite, quarante paysans et part avec ses aides-de-camp pour aller à sa rencontre. Il gravit des montagnes presque inaccessibles, se hasarde au milieu des neiges , franchit d'immenses amas de glaces, brave tout, et après s'être vu mille fois sur le point d'être englouti avec son escorte , il rentre à Bellber avec le convoi.
L'épée du général en chef n'allait jamais sans la justice. C'est dans cette entrevue que Mina remit au général Rotten la surnaria (le procès ) de l'évêque de Vich. Cette pièce qui