‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 61 sur 196 · CHAPITRE IX. lay · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. lay

quiconque oserait se permettre la moindre liberté avec les femmes. L'intérieur de la place était d'une malpropreté qui allait jusqu'au dégoût. Nous tt'en sortirons pas néanmoins sans faire hommage d'un soupir à l'humanité souffrante. L'hôpital se composait de deux écuries, et les lits d'une poignée de paille jetée par terre comme la litière des chevaux; Au milieu de la peine que nous causaient les gémissemens des uns , nous n'avons pas éprouvé peu de consolation à entendre les bénédictions que nous prodiguaient les autres. C'étaient des infortunés qui, ayant été coupés de la place dans une sortie, s'étaient enfoncés dans les neiges pour ne pas rendre leurs armes> et n'en étaient sortis qu'avec les pieds gelés. Le général Zorraquin, prenant pitié de leur état, les avait fait panser et leur avait donné la liberté de s'en retourner dans la place. C'était peut-être là tous les secours qui leur avaient été administrés.

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Si OD Élit attention à la rigueur de la saison, à Tétat de dénmnent où étaient nos soldats, aux forces des assiégés qui égalaient celles des assiégeans, à la masse d'artillerie qui tonnait sans cesse sur nous sans qœ nous eussions une seule pièce à opposer, troiiferat-on que la prise dlJrgel n'était pas sans gloire. Le mérite de ce siège cependant n'appartient pas tout entier au général Zorraquin; Romagosa peut en réclamer sa part : nous nous £siisons dn devoir de le reconnaître.

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