‹ Mémoires sur la dernière guerre de CatalogneChapitre 63 sur 196 · CHAPITRE X. l3l · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. l3l

Les factieux occupaient souvent Granollers où ils se réunissaient quelquefois en assez grand nombre ; le colonel Costa et le général Butron, chef politique de Barcelone, résolurent de profiter de la circonstance pour les enlever. Ils concertèrent ensemble leur plan d'attaque. Les troupes de Costa avec les Italiens que Pacdiierotti avait amenés de Vich, passant à gué une rivière à demi gelée, se portent brusquement sur le village , enfoncent la porte, croisent la baïonnette et balayent eji un instant tout ce qu'il renferme d'ennemis. Les fectieux se retirent sur les collines du voisinage où ils prennent position. Costa et Pacchierotti les dé^squent encore. Le général Butron qui s'était porté à Cara de Deu pour leur couper la retraite, devait faire un mouvement simultané et les prendre entre deux feux.

Croyant mieux faire, il tarde à se metti^e en mouvement et arrive lorsque tout est décidé.

La députation provinciale de Barcelone

iSa LIVRE II.

destinait un sabre d'honneur au bataillon des réfugiés italiens. Cette affaire le décerna. Il fut le prix de la bravoure de l'ex-aide-major Sormani, qui avait eu un bras fracassé à l'entrée de GranoUers.

Nous ne passerons pas sous silence le coup de main que le général Milans exécuta sur Olot. Ce général marcha sur Missa$ et Mosen Anton qui s'en étaient emparés ; lés en chassa et leur fit essuyer une perte assez considérable.

Environ un mois après et précisément le mêiri« jour qu'il reçut la nouvelle de la chute , d'Urgel, le général Milans, conjointement iavec le général Lloberas , réussit dans une ^rprise plus brillante. Il se porta sur Verges, culbuta , les factieux, leur coucha cinquante hommes dans la poussière, et en enleva six cents, au nombre desquels se trouvait le colonel insurgé Anton Coll qui fut conduit à Barcelone et fusillé.

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