CHAPITRE IX. , igg
tance des positions qu'il voulait eiyieyer, Min$^ embusqua sa troupe derrière u»e> colline^ n'en^ laissant qu'une faible portion à la vue de l'en*^ nemi. Afin de déjouer Ips manœuvres ordinai-t res des insurgés , il leur détacha uae vieille femme qui devait les tromper par de feux renseignemens. Voyant qu'ils tenaient ferme, il lâcha sur leurs flancs la guérille du comte LinatL Lorsqu'il s'aperçut que Faction s'échauffait , il partit avec le corps de l'étatrmajor, ses ordonr pances let un baitaillon d'infanterie légère. Arr rivé à Montesquieu, il gagna uiEie hauteur à la gauche du village d'où il pouvait diriger le combat , tandis que le chef de l'étalrmajoV gér néral poussait sur la droite pour le présenter. Montesquieu était derrière nous, et nous avions en face les i^nemis formés en bataille par échelons. Les sentinelles avancées^ après avoir fait feu, s'étaient déjà repliées sur leurs postes, et les postes sur leurs corps, lorsque le général Zorraquin fit croiser la baïonnette-
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au bataillon de troupes légères, et fondit sur l'ennemi à la tête de l'étatHMijor. Il heilrte le prenriér échelon qui devait ouvrir le passage pour <;erner les autres, en reçoit une déchai^ à bout portant, l'èhfonce et marche au servant composé d'insurgés; CtJlii^ci le reçoit par xm feu de file qui aurait pu* nous éti*e iÀtm nu^si» ble, s'il eût été mieux dirigé. La qualité du terrein nous était défavorable. Nous étions obligés de ralentir la marche de nos chevaux et de faire mille détours. A la fin cependant nous arrivâmes à sa hauteur; il ise débanda aussitjot et se- jetant à droite et à gauche, entraîna tout dans sa fuite. Le bataiUoil léger les poursuivit pendant long- temps; Romagosa se retira le même soir à Ripoll avec peu de monde; ceux qui se dispersèrent dans la montagne ne le rejoignirent que le lendemain.
A notre arrivée à San Quirse , nous avions trouvé les habitans tout-à-fait disposés à nous