INTRODUCTION
semens et les flireurs dont elle a e'te T occasion; la troisième, ses derniers evenemens. Cl](âcuQe de ces époques compose un livre subdivise' en plusieurs chapitres , ^ tête desquels sont des sommaires. Cette me'thode a l'avantage de fixer l'attention et de soulager la me'moire.
S'il m'eut ëte' possible de rasj^pibler tous les matériaux qui serviront un jour à faire l'histoire complète de cette guerre , je n'aurais pas adopte' d'autre plan, mais je me serais plus étendu sur les causes qui l'ont alimentée; j'aurais tracé plus en grand le portrait des différens officiers ou agens qui ont figuré dans les deux partis. Mes recherches n'ont pas toujours été aussi heureuses que je le désirais, et j'ai mieux aimé taire beaucoup de choses que de manquer à l'exactitude de l'histoire.
Reste à savoir s'il convient d'indiquer aux hommes à quels excès ils peuvent se porter. Ne devrait-on pas être scrupuleux au point d'effacer les moindres traces du crime, afin
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<[ue d'aussi tristes exemples n'aient pas d'iir mîtateurs?
De plus puissans çiodfs peuvent faire adopter l'opinion contraire. Les égaremens de l'homme prennent leur source dam la faiblesse de son esprit et le dérèglement de ses passions; son ignorance exige qu'U soit éclairé ; ses pas^ sions ont besoin d'être dirigées non-senlemeiit par les iûspiratîotis de la vertu dont il trouve la pratique difficile^ mais ausii par la crainte des maux ; et ces maux il ne les connaît que par son expérience ou celle de ses devanciers. Le fruit que nous devons retirer de l'histoire est d'apprendre à être meilleurs et plus heureux que nos pères. Puissent les malheurs qu'ont occasionés nos discordes civiles profiter ainsi à nos arrière-neveux !
La tâche que j'ai entreprise a été pénible : souvent j'ai été forcé d'interrompre le fil de ma narration, tant il répugne d'avoir toujours à décrire des événemens affreux ; mais ensuite je me suis empressé de les confier au papier. Il