AVERTISSEMENT
des artSj elle lie le siècle de Périclès à celui d'Alexandre. Mon Scythe a fréquenté quantité d'Athéniens qui avaient vécu avec Sophocle, Euripide, Aristophane, Thucydide, Socrate, Zeuzis et Parrhasius. Je viens de citer quelques-uns des écrivains célèbres qu'il a connus ; il a vu paraître les chefs-d'œuvre de Praxitèle, d'Euphranor et de Pamphile, ainsi que les premiers essais d'Apelles et deProtogcne^et dans une des dernières années de son séjour en Grèce, naquirent Epicure et Ménandre.
Sous le second aspect, cette époque n'est pas moins remarquable. Anacharsis fut témoin de la révolution qui changea la face de la Grèce, et qui, quelque temps après, détruisit l'empire des Perses. A son arrivée, il trouva le jeune Philippe auprès d'Épaminondas; il le vit monter sur le trône de Macédoine , déployer pendant vingt-deux ans, contre les Grecs, toutes les ressources de son génie, et obliger enfin ces fiers républicains à se jeter entre ses bras.
J'ai composé un voyage plutôt qu'une histoire, parce que tout est en action dans un voyage, et qu'on y permet des détails interdits à l'historien. Ces détails, quand ils ont rapport à des usages, ne sont souvent qu'indiqués dans les auteurs anciens j souvent ils ont partagé les critiques modernes. Je les ai tous discutés avant que d'en faire usage. J'en ai même, dans une révision , supprimé une grande partie : et peut-être n'ai- je pas poussé le sacrifice assez loin. Je commençai cet ouvrage en l'jS'j ; je n'ai cessé