A L’HOPITAL MILITAIRE DTNSTRÜGTION DU VAL-DE ORAGE
Contre les maladies vene'rlennes , primitives et secondaires, et contre les affections mercurielles ; précédé de remarques pi atlques et de Texposl— tlon d’une nouvelle doctrine des maladies sypliilillques ;
FAR H.-M. J. RSSRUELLES ^
D. M., chirurgien aide-major, chargé de la direction du service des vénériens à rhôpital militaire du Val-de-Gràce , etc. (i).
M. Desmellcs est chargé, depuis le i6 avril 1825, du service des vénériens à Thopital militaire du Yal-de-Grace. R y a recueilli près de quinze cents observations , dont les résultats , qui ne peuvent être convenablement développés que dans un travail assez considérable qu’il prépare, se feraient trop attendre s’il n’en offrait actuellement un exposé rapide.
Il avait une grande confiance dans l’emploi du mercure. Elle ne s’ébranla que lentement à la vue des accidens et des récidives qui accompagnent ou qui suivent le traitement mercuriel. Celte considération l’avait déjà frappé en 1819, lorsqu’il fut chargé du service des vénériens à l’hôpital de la garde. Il ne tarda pas à reconnaître que les pansemens simples, et dans le plus grand nombre de cas, les soins de propreté, devaient avantageusement remplacer les onguens, les poudres, les lotions irritantes, et que l’emploi mesuré des antiphlogistiques hâtait beaucoup plus que les moyens usités jusqu’alors, la guérison des symptômes vénériens. Toutefois ce n’est qu’insensiblement et poussé par l’évidence des faits , qu’il arriva à proscrire entièrement de son traitement le médicament qui le constituait presque exclusivement. Il n’avait d’abord attribué tous les accidens dont il était témoin qu’au mauvais régime alimentaire de tous les malades. En 1825, convaincu de la nécessité de les préparer à l’administration des mercuriaux par une diète végétale et par l’emploi
(1) Un vol. in-8° de 170 pages. Paris chez J. -B. Baillière, libraire , nie de PEcole-de-Médecine, n® i5 bis ; et chez Villeret et compagnie, libraires, rue de l’Ecole-de-Médecine, n° i5.
VELEl
urne,