‹ Mémoires sur les animaux sans vertèbres (volume 3)Chapitre 23 sur 129 · RE PE IT TT ST · texte numérisé non relu

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(a) Vu sous un certain jour, le fait qu’on oppose à mon sentiment, loin de le contrarier, est entièrement en sa faveur. Les mächoires des Cirrhipèdes représentent très-exactement les màchoires proprement dites des Crustacés décapodes : elles n’ont absolument rien de commun avec leurs mâchoires auxiliaires. Ce sont les deux premiers pieds des Cirrhipèdes qui seuls pourraient représenter ces mächoires auxiliaires, Voilà un point qu'il me serait facile d'établir dès à présent , et qui le sera plus tard. Je puis d’ailleurs renvoyer le lecteur au Mémoire que M. Cuvier va publier sur ces animaux singuliers. Au reste c'est un fait très-digne de remarque que, dans un animal privé du mouvement progressif, les pieds soient néanmoins tellement séparés des organes spéciaux de

la bouche, qu’il ne puisse y avoir aucun embarras pour les distinguer,

(11) « L’étendue de ce rapport vous fait sentir, Mes-

» sieurs, combien nous apprécions le travail qui en est » l’objet. Il faut moins considérer les faits, dont un grand » nombre était connu, que leur application et la manière » dont ils sont coordonnés avec une théorie nouvelle. » Une plus grande masse de faits, l’étude de quelques » genres anomaux, et surtout de ceux qui lient les » familles entre elles, donneront à son auteur le moyen » de la perfectionner et de remplir les vides qu’il a été » forcé d’y laisser. Nous ne croyons pas néanmoins » qu’elle produise dans nos dispositions classiques des » changemens essentiels ; elle pourra seulement contri- » buer à l’amélioration de la méthode naturelle, si on » l'emploie avec sagesse. Depuis Fabricius, dont les » principes ont été s1 utiles aux progrès de l’entomo- » logie, on a recueilli assez de faits sur le système de la » manducation pour établir de bonnes coupes; mais » comme on n'avait pas suivi la formation et les chan- » gemens graduels des organes qui en sont les élémens, » comme on ne les avait point comparés d’une manière » générale, leur corrélation était ignorée. On était pres- » que tenté de croire que la nature avait 1ci établi autant » de systèmes particuliers que nous avions de divisions » générales, M. S., en remontant à l’origine d’un pre- » mier type, en l’étudiant sous tous ses aspects , dans ».les plus petites variétés ou nuances de ses modifications, » a voulu nous faire voir que l’harmonie du plan de la » nature était toujours conservé, et qu'ici, comme » ailleurs, elle n’opère que par gradation. La théorie

» de cet observateur nous permettra de réduire à un.

» petit nombre de types s’enchaînant mutuellement les

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DES INSECTES APIROPODES. 8t

» divers modes d'organisation de la bouche des insectes » considérés dans le sens de Linnæus, d’ expliquer ces » changemens, de déterminer d’une manière plus posi- » tive le nombre et les fonctions des parties qui com- » posent cetie bouche, de simplifier et de régulariser » en quelques points la marche de nos méthodes.

» Ces considérations néanmoins, ainsi que bien d’au- » tres semblables, très-belles et fort intéressantes spécu- » lativement, peuvent être dangereuses dans la pratique. » Elles seraient, pour un esprit trop novateur, des armes » funestes ayec HU il porterait atteinte à la no- » ns L et nuirait à la science. Maïs nous sommes » assurés que M. $S. repoussera ces idées subversi- » ves, et qu'il aura la prudence de ne point précipiter » ses conclusions générales. Îl est convaincu comme » nous que, dès qu’un organe a été tellement modifié » que ses fonctions primordiales n'existent plus et ont » fait place à de nouvelles, il faut lui imposer une déno- » mination convenable à ce qu’il est, et non à ce qu'ila » été. Nous lui ferons observer que, quoique les man- » dibules et les mâchoires des Arachnides sans antennes » n'aient point avec les parties homonymes des Apiro- » podes antennistes et des Hexapodes, des rapports de » situation , nous ne croyons pas cependant que l’on » puisse dire fausses mandibules, fausses mâchoires, parce » que ces parties exercent toujours , à peu de chose prés, » les fonctions attribuées aux organes que l’on désigne de » la sorte. Les Arachnides acères et quelques Entomo- » stracés paraissent avoir un plan particulier d’orgamisa- » tion. La terminologie aurait peut-être besoin d’une

» révision à cet égard.

TX

» Votre Commission conclut etc. . ..... Ces ébeeré 4

» tions curieuses et intéressantes feront envisager l’ento-

» mologie sous une face nouvelle et d’une manière philo-

» sophique, » Rapp.

TABLEAU DES PARTIES PAIRES, COMMUNÉMENT ARTICULÉES, ET INSÉRÉES SOIT A LA TÊTE, SOIT AU THORAX DES INSECTES, L.

EMPLOYÉES OU NON EMPLOYÉES A LA MANDUCATION , COMPARÉES DANS DIVERSES FAMILLES;

Âvec une synonymie de ces mêmes parties extraite des ouvrages de MM. Fagricrus, CUvIER et LATREILLE.

x indique simplement le silence des auteurs; silence quelquefois fondé sur l’absence supposée de l’organe ;

6 la défectuosité de la description, et l'impossibilité d'en extraire une synonymie certaine.

On s’est servi du zéro pour marquer l'absence constatée d’un organe quelconque,

Les noms placés dans la première colonne de chaque numéro, sous le titre INSECTE , ne désignent point les parties d’un être réel, mais celles d’un type abstrait auquel on suppose que tous les genres d’INsECrEs connus pourraient se rapporter , moyennant certaines additions ou certaines soustractions.

De

TABLEAU des parties articulées des Insectes , employé à

HEXAPODE.

INSECTE. Lrnn.

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